Imprimer cette page

1e trim. 2017

Périple au nord Thailande et Laos - 29 novembre au 18 décembre 2016 (2ème semaine)

  (Info Jean-Louis Taravant)

  Samedi 3. Encore un réveil à 5h45 aujourd'hui, car nous devons passer la frontière pour passer au Laos, et cela prends du temps... Pas de petit déjeuner dans notre hôtel, nous devons donc prendre les vélos pour aller quelques kilomètres plus loin nous mettre quelque chose dans l’estomac. Nous sortons de Chiang Sean et suivons la rive droite du fleuve. Le temps est assez frais pour être agréable, la route est plate et bien asphaltée. Le trajet prévu fait 90 km, mais comme le long des côtes normandes ou bretonnes, il arrive souvent que l’on soit surpris par le relief des bords de l’eau.

 

En effet, les 10 derniers kilomètres sont un enfer ; route en réfection, grosses bosses à répétition et pourcentages à faire pâlir nos diagonalistes (de 12 à 15% !). Les femmes montent parfois à pied quand la bosse est trop raide. Nous arrivons enfin à Chiang Khong où nous devons passer la douane et traverser le fleuve en pirogue après un déjeuner bienvenu. Pas de chance, le bureau de douane est fermé définitivement et le plus proche se trouve à 10 km au sud. Nous revoici donc repartis pour faire 20 km supplémentaires, 10 jusqu'à l’autre poste de douane, traverser le pont et revenir dans l’autre sens et sur l’autre rive pour arriver à destination. Le passage en douane est assez rapide malgré les 2 formulaires à remplir, mais pour corser le tout, il nous est interdit de traverser ce pont en vélo ni même à pied. Nous sommes donc contraints de prendre le bus (payant) pour faire les 300m de traversée, après avoir installé tous les vélos sur le toit de notre véhicule suiveur. Nous en profitons pour passer à un bureau de change qui nous rendra tous millionnaires en kips, la monnaie du Laos (Ex : une bière est à 15 000 kips soit ~1,6 €… Nous retrouvons la circulation à droite et arriverons à notre hôtel de Houay-Xay peu avant 18h, bien fatigués pour certains après 110 km de route et 797m de dénivelé.

                                           Cahute Akha au Laos

  Dimanche 4. Changement de programme : nous devions aller à Chiang Kok par le Mékong avec une jonque, mais notre « pilote » a refusé de nous transporter comme prévu ; il nous a indiqué que, suite à des échanges de coups de feu récents sur le fleuve entre bandes rivales, le gouvernement a déconseillé le transport maritime à cet endroit. Nous avons alors été contraints d’annuler l’étape sur le fleuve, et de louer un minibus pour nous rendre à Muang Sing par la route. Nous sauterons ainsi l’étape de Chiang Kok et resterons deux jours à Muang Sing. Le trajet en bus a été plutôt chaotique et long (plus de 6h pour faire 250 km), la route vers la Chine que nous avons empruntée étant sinueuse et farcie de nids de poule, sans compter les travaux et les cotes où les camions roulent au ralenti.                   

 Lundi 5. Nous restons donc à Muang Sing, et pour se distraire, nous allons au marché local de bonne heure. On y trouve de tout dans ce marché : d’abord du monde et en particulier des femmes en costume de Akhas ou de Hmongs, des légumes, des fruits, de la volaille, de la viande, des poissons comme dans tout marché, mais aussi des oiseaux, écureuils, serpents ou d’autres animaux bizarres à manger... L’après-midi visite du petit musée de la ville sur les minorités locales, puis nous prenons les vélos pour aller visiter un village Akha, après quoi nous reprenons la route pour nous rendre jusqu’à la frontière chinoise avant de revenir à l’hôtel nous changer, après avoir parcouru 24 km au compteur et 216m de dénivelé. J’en profite en soirée pour aller me rafraîchir la chevelure et la barbe chez un coiffeur laotien expérimenté, pour la modique somme de 20 000 kips (un peu plus de 2€).

Mardi 6. Au programme de ce jour, un petit col de 20 km à environ 1100m d’altitude, suivi d’une descente de 40 km ! Il y a du brouillard au départ, agrémenté d’un tout petit crachin, et il fait un peu frais, nous mettons le Kway ou le coupe-vent ! A peine fait 2 km et j’enlève le coupe-vent, il n’y a plus de brouillard, et quelques kilomètres plus loin le soleil a percé, la chaleur monte, il faut retirer le maillot manches longues. La route est dans un état presque correct, il faut juste faire attention aux nids de poule qui sont assez profonds mais pas trop fréquents. Nous traversons les villages Akhas composés de greniers a blés et de huttes en bois sur pilotis recouverts de feuilles de palmiers séchées ou de tôle ondulée. Les gamins sont souvent pieds nus sur la terre battue, parfois coiffés d’un bonnet multicolore ; ils nous regardent passer avec enthousiasme et nous font coucou de la main. Plus loin, nous devons nous arrêter et nous ranger dans l’herbe pour laisser passer 5 camions citernes semi-remorques à la queue leu leu, qui sont très longs et mordent sur les deux bas-côtés dans les virages serrés. Arrive le haut du col où toute notre équipe se regroupe. La descente devient périlleuse avec la multiplication des nids de poule ; parfois ils prennent toute la largeur de la route et sont très souvent profonds ! C’est un long gymkhana que cette descente, avec les mains sur les freins et le regard fixé sur le macadam ; pas trop le temps de regarder le paysage, car l’ombre des arbres nous cache parfois de sacrées surprises ! Nous voici maintenant arrivés à Luang Namtha, terme de cette étape de 60 km et 781m de dénivelé.

 Mercredi 7. Lever tôt pour un départ à 7h car la route va être longue puisqu’on a 120 km à faire et un col à monter sur 15 km. Il fait frais au départ (14°C) avec encore un léger brouillard qui va subsister jusque vers 10h, et s’effacer ensuite pour laisser place au soleil. La route est belle, la circulation pas très dense, mais c’est une succession de bosses et de petites descentes, des montagnes russes quoi ! Nous trouvons un restaurant vers 11h pour nous remplir l’estomac, puis nous repartons pour la difficulté du jour, un col commençant vers 700m environ et qui nous emmène à 1200m. La température a grimpé jusqu’à 29°C entre temps et je dois bien me désaltérer pendant la montée. Puis vient la descente sur une vingtaine de kilomètres, entrecoupée de petites bosses, qui nous emmène à Oudomkham. Nous sommes logés dans un hôtel tout neuf, encore en finition, dont nous sommes les seuls et premiers clients. Cette étape fera 119 km et 1457m de dénivelé.

 Jeudi 8. Temps frais ce matin au départ. Beau programme aujourd'hui puisque 2 cols à plus de 1350m nous sont encore proposés, le premier long de 20 km, le second de 15 km, tous les deux agrémentés de passages allant de 7 à 9%, avec parfois quelques descentes pour continuer l’ascension un peu plus loin. Nous arrivons à destination après 30 km de descente et quelques autres petites bosses. Pakmong est un petit bourg établi autour du carrefour entre les routes du sud et de l’est, et où s’arrêtent beaucoup de poids lourds et autres cars de tourisme. Il est constitué de nombreuses boutiques qui se touchent de chaque côté de la route et qui vendent toutes la même chose. Aujourd'hui nous aurons parcouru 81 km et avalé 1500m de dénivelé.

 Vendredi 9. Nous reprenons la route en direction du sud et rattrapons la rivière « Ou » que nous allons suivre jusqu’au Mékong. La rivière serpente entre les montagnes et notre route n’est pas de tout repos, car nous trouvons de nombreux « raidars », plus ou moins courts et pentus qui, cumulés, atteindrons près de 1100m de dénivelé sur la distance de 115 km. Nous nous arrêtons souvent prendre des photos devant la beauté des paysages montagneux que nous traversons, avant d’arriver à Luang Prabang, terme de cette étape, au confluent de la rivière Khan et du Mékong et ancienne capitale royale du pays.

 

Samedi 10. Nous restons ce jour à Luang Prabang, classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO et ancienne ville coloniale française. Nous ne ferons pas de vélo mais irons découvrir le temple royal et le musée de la royauté. Après un sympathique repas au bord de l’eau, nous irons flâner dans les rues bordées de belles maisons coloniales, ou faire des achats dans les multiples petites boutiques du centre-ville historique, très prisé des touristes. En soirée, à partir de 17h, un flot de commerçants s’installe dans la rue principale de la ville alors fermée à la circulation, laissant un chemin étroit aux nombreux touristes de tous les pays venus flâner sur ce grand marché nocturne.

 (3ème semaine et fin)

 Dimanche 11. En ce jour du seigneur pas de messe à Luang Prabang, mais une visite à Bouddha s’impose. Nous allons ainsi emprunter une jonque pour nous rendre dans une grotte à quelques kilomètres au bord du Mékong. Avant de monter sur le bateau, nous traversons un village artisanal où nous trouvons les traditionnelles écharpes de soie, et des marchands d’alcool de riz. La spécialité de ceux-ci est de vendre des bouteilles dans lesquelles on trouve toutes sortes de serpents ! Leur « alambic » est rudimentaire, constitué d’une grosse marmite contenant la mélasse de riz et d’un couvercle conique renversé, relié à un tuyau d’évacuation et refroidi par un simple écoulement d’eau froide.

 

 Après un petit quart d’heure de bateau, nous débarquons sur la passerelle de bambous qui mène au pied de la grotte. Les marches de l’escalier qui y mène sont hautes, irrégulières et nombreuses, mais nous commençons à nous habituer... La grotte est profonde et remplie d’autels chargés de statuettes, de bougies et d’offrandes, et les visiteurs sont nombreux !.

 Nous repartons pour aller déjeuner en ville au bord du fleuve, puis nous repartons dans un village d’artisans (et/ou d’artistes) pour admirer ces laotiennes tisser de la soie avec des machines antiques, et en faire des articles que l’on retrouve sur les marchés. D’autres artisans y produisent du papier, en broyant longuement avec un maillet une plante riche en fibres, pour en faire une pâte ensuite étalée sur un tamis et séchée au soleil. Nous y trouvons également des sculpteurs sur bois, exposant leurs œuvres et articles en tous genres.

Revenus à l’hôtel, une petite révision des vélos ainsi qu’un lavage-graissage s’imposent, avant l’étape du lendemain.

  Lundi 12. C’est aujourd’hui un parcours difficile qui nous attend, car nous allons traverser la montagne. Un premier col de 15 km nous hisse à 1450m, en haut duquel nous allons déjeuner. Puis c’est une longue descente qui nous ramène vers 600m avant d’attaquer un nouveau col à 1400m, long celui-là de 22 km. Nous grimpons au milieu des montagnes abruptes et très découpées, recouvertes d’une végétation dense. Si l’épreuve est difficile, le revêtement de la route reste praticable et la circulation est relativement rare. Nous traversons de nombreux villages de minorités ethniques. Parfois, à notre grande surprise, nous trouvons des paysans sortant de nulle part, ou des mobylettes couchées sur le bas-côté et dont les propriétaires se sont sans doute aventurés dans cette jungle épaisse. Il nous arrive aussi de trouver des camions en panne en plein sur la route, signalés par des branchages posés en amont sur le macadam afin de signaler leur présence.

 Nous arriverons à Kiw Kan Chan, en altitude, après avoir fait 80 km et 2150m de dénivelé.

  Mardi 13. Nous nous levons tôt ce jour, car c’est l’étape la plus dure. Le temps est frais à 8h mais le ciel est dégagé et le paysage est splendide, la vallée que nous dominons est recouverte de brouillard. Une photo s’impose !

 

Nous devons encore enchaîner plusieurs cols et atteindre notre point culminant à 2150m. Autrement dit, ça va grimper, mais aussi redescendre et remonter encore et encore !... Heureusement les paysages sont magnifiques, la route tortueuse et sans trop de circulation. Au total 1556m de dénivelé et 93 km, nous nous finirons cette étape à Kasi.

 Mercredi 14. Petit parcours ce matin, départ sous la fraîcheur, mais juste un dernier petit col à monter. Nous allons sortir de cette zone montagneuse, la « baie d’Along du Laos » caractérisée par de nombreux pythons rocheux couverts d’une végétation luxuriante et par une jolie vallée où coule paisiblement une large rivière. Nous faisons une très longue descente pour nous amener à la fin de notre étape, Vang Vieng, et plus nous descendons, plus nous sentons la chaleur monter…

Nous aurons parcouru 60 km avec seulement 541m de dénivelé. L’après-midi est consacrée à la visite de la grotte locale.

 Jeudi 15. Étape intermédiaire qui doit nous amener à Nam Ngum. Il reste encore pas mal de bonnes cotes à grimper, le parcours ressemblant aux montagnes russes, ce qui finit un tant soit peu par être « casse-pattes », au bout de 90 km et 700m de dénivelé. Arrivée pénible, puisque nous finiront par une dizaine de kilomètres de route sans macadam, arrosée par les riverains pour éviter la poussière, et dont la boue colle aux pneus et s’entasse autour des freins. Après le déjeuner, nous partons visiter le grand barrage hydraulique de Nam Ngum, construit par les russes dans les années 60, et maintenant exploité par les japonais. Son immense retenue a englouti plus de 25 000 hectares de forêts, dont le bois est encore exploité par des bucherons en plongée armés de tronçonneuses hydrauliques. L’immense retenue est parsemée de petites îles, dont certaines comportent une prison et d’où il est difficile de s’évader.  Le Laos, avec ses rivières et ses nombreux barrages hydro-électriques, est l’un des plus gros exportateurs d’énergie du sud-est asiatique. Nous prendrons ensuite une jonque pour naviguer une bonne heure sur le lac et autour des îles, attablés sur le pont en sirotant une bière fraiche, avant de rejoindre notre hôtel.

 Vendredi 16. Ultime étape de ce long périple asiatique avec un parcours qui commence par une longue côte dès le départ, puis qui devient progressivement plat jusqu’à Vientiane en longeant le Mékong, pour une distance de 100 km et 440m de dénivelé. L’arrivée à Vientiane nous montre le contraste entre les populations pauvres de la montagne, habillées en guenilles et se réchauffant au petit matin devant leur cahute auprès d’un feu de bois, et la ville où la circulation est dense et où sont nombreux les gros 4x4, pick-up et autres voitures de sport.

 

L’après-midi sera consacrée au démontage et à l’emballage de nos vélos. La soirée sera consacrée à flâner dans un grand marché au bord du Mékong essentiellement constitué de boutiques de vêtements et de gadgets en tous genres. À notre hôtel, nous retrouverons une laotienne rencontrée le soir de notre passage de la frontière à Houay-Xaï, haut fonctionnaire ayant fait ses études universitaires à Rennes et heureuse de rencontrer des français. Elle nous invitera tous à dîner dans un très bon restaurant au centre-ville de Vientiane.

 Samedi 17. Nous passons la journée à visiter une exploitation de sel à l’air libre, encore restée comme à l’ère antique, puis nous irons visiter le parc de Bouddha, avec ses nombreuses statues de tous les personnages de la mythologie bouddhiste. La journée se terminera au restaurant puis à la dégustation de glaces offertes par notre nouvelle amie laotienne.

  Dimanche 18. Il faut bien préparer les valises pour prendre l’avion en début d’après-midi en faisant une escale à Kunming, ville industrielle du sud de la Chine, capitale de la province du Yunnan.

 Arrivée à Charles de Gaulle le lendemain à 5h du matin !

 Précisions sur ce voyage

  Il s’agit d’un voyage organisé, dont les étapes ont été parcourues sur nos propres vélos de route (équipés de pneus de 700x28 pour un meilleur confort), ou de VTTs (les vélos transportés dans l’avion comme un bagage),

 Nous étions suivis sur le parcours d’un véhicule de type van, qui nous servait de bus pour les visites et les ballades en ville, et transportait nos valises pendant l’itinérant.

 Tous les soirs nous dormions dans un hôtel ou un guest-house.

 Nous étions un groupe de 10, dont l’organisateur et guide, et le chauffeur du minibus.

 Au total, nous avons parcouru près de 1 400 km avec un dénivelé positif d’environ 14 000 m.

 Vous trouverez un diaporama sur le site du VCBS ici :  http://www.vcbs.org/albums-photos_2

 Pour plus d’information, il vous suffit de me contacter.

Jean-Louis

15 janvier : sortie club VTT (info Igor)

Au moment où je m’élance ce dimanche matin pour rejoindre Carrefour Market, il fait franchement froid. Les voitures sont bien givrées et les routes peu fréquentées de mon quartier paraissent bien blanches, et cela me conforte d’avoir pris l’option VTT. Arrivée sur le boulevard, j’hausse le rythme, la chaussée semblant plus sécurisante. J’arrive sur le plateau de Savigny, passe devant Renault puis le carrefour de la station de lavage que j’aborde à une vitesse très très modérée, et je sens mes roues se dérober sans rien pouvoir maitriser ! A cet endroit la chaussée s’assimile plutôt à une patinoire et j’ai du mal à me relever, mes pieds ayant tendance à partir dans tous les sens. Je me dégage finalement à pied du carrefour avant de remonter sur le vélo et rejoindre prudemment Chilly.

Une douzaine de personnes sont présentes, dont 5 VTT : Fred, Jean-Claude, Eric, Gilles et Didier R. Entendant ma mésaventure, certains routiers, dont Patrick R. décident de rentrer à la maison prudemment et par sagesse.

Nous aussi partons prudemment car les premiers kilomètres sont bitumés, et « chat échaudé craint l’eau froide ». Nous traversons Massy et ce n’est qu’en arrivant sur la D60 que nous trouvons un chemin de sable plus sécurisant. Nous prenons à gauche en arrivant au golf de Verrières pour monter et enfin quitter la route et nous engager dans le bois de Verrières en montant directement. Petite surprise, car s’il n’y a pas trop de boue, cela semble quand même un peu glissant, surtout avec les feuilles mortes et l’humidité. Arrivé au sommet, 1ère erreur de parcours, et 1ère vanne contre ma personne. Heureusement que j’ai les épaules larges, car j’aurais droit à d’autres sarcasmes du même genre. Et comme je suis quelqu’un de responsable et de courageux, je rejetterais la faute sur Thierry F. puisque c’est lui qui avait créé le parcours ! Nous traversons le bois vers le nord puis nous descendons sur Bièvres.

Après 1 km de route nous prenons à droite pour monter dans le bois et progresser entre la vallée de la Bièvre et la base aérienne de Villacoublay, non sans encore quelques demi-tours fortuits. Nous traversons le bois de l’Homme mort, contournons Jouy-en-Josas à proximité de l’A86. Nous passons quelques parties techniques où aucun de nous ne passera sans mettre pied à terre. Entre le terrain gras, les feuilles mortes et les branches en travers, le tout concentré, les non spécialistes du VTT que nous sommes ne sont pas aidés. Mais nous nous amusons cependant bien, tout en faisant bien travailler le cardio ! Seul Jean-Claude, sensiblement plus à court d’entrainement que les autres souffre plus.

Nous finissons par descendre sur Les Loges-en-Josas. Une descente assez technique pour nous, sinueuse, raide (15%), glissante et avec pas mal de pierres. Je m’en sors pas trop mal, mais me dit que Julien Absalon n’aurais pas touché les freins probablement. Jean-Claude décide de nous quitter là pour rentrer directement par la route. Dans Les Loges nous prenons un chemin montant, mais nous en ferons une bonne partie car au sortir d’un virage, il est aménagé en rondins de bois pour faire des marches rapprochées ce qui nous plante.

En sortant des Loges, encore 1 km de route étroite avant de prendre à gauche au sud. Une descente pas trop technique dans un premier temps, puis un mur entre 15 et 18% que seul Eric parviendra à passer sans mettre pied à terre, avec ses pneus de 4.8 ! En ce qui me concerne je double Gilles par sa droite, mais à peine l’ai-je dépassé que je perds l’adhérence, me décale à gauche en tentant de me rééquilibrer, le serre et le fait tomber, avant de tomber moi-même 3m plus loin ! Pas top !

Nous longeons ensuite le golf de Vilain-St-Marc, avant de déboucher dans les champs que nous traversons par un chemin agricole. Ce n’est pas trop gras ni boueux, mais glissant et collant juste ce qu’il faut pour forcer et bien travailler la force et le cardio jusqu’à Saclay. Par contre Didier commence à avoir du mal, et commence à souffrir d’une fringale qu’il n’a pas encore identifiée comme telle. Nous traversons Saclay et nous nous engageons sur un chemin de terre et sable tassé plutôt roulant sur 5 km, jusqu’à l’entrée de Palaiseau.

 Nous longeons l’A126 par la voie de bus et atteignons Champlan. C’est classiquement par la route habituelle que nous revenons au terme de notre périple à Chilly. Il n’a pas fait chaud – température moyenne de 1°C – mais il a fait beau et nous avons fait une belle balade, traversé des coins bien sympas et agréables, le tout dans la bonne humeur.

Nous avons parcouru un circuit de 48 km à 16,2 km/h de moyenne pour 500m de D+.

Pour les détails : https://www.strava.com/activities/832800268

Lucie et Albert découvrent le Sud de l’Irlande du Sud à vélo.

Où l’on découvre que l’Irlande est belle même sans la pluie.

Les guides recommandant de visiter l’Irlande plutôt en juin, nous fixons le début de notre voyage de découverte de l’Irlande du sud au 6 juin, de Rosslare, jour où la traversée est assurée depuis Cherbourg. Départ de Paris le 5 au matin en train pour embarquer à 14h. Le tracé est fait de bout en bout sur GPS avec des étapes de 80 à 100 km en fonction des possibilités de réservation d’hôtels (les moins chers soit entre 59 et 80€). Cela fera 15 étapes, plus un jour de repos, donc retour à Rosslare le 21 juin début d’après-midi. Malgré la grève des cheminots nous arrivons à Rosslare le jour prévu.

 Nous débarquons de bon matin dans la brume, le Goretex déjà enfilé : c’est l’Irlande qui s’annonce comme on s’y attendait. Mais cette Irlande-là ne nous a pas accompagnés souvent, le temps était plutôt gris avec de belles éclaircies et nous n’avons que très peu porté l’équipement pluie complet.

Notre périple comportait 3 parties. Nous avons d’abord suivi la côte sud d’Est en Ouest, au plus près car cette côte est découpée par de nombreux bras de mer remontant au nord, certains très profondément, qui obligent à s’éloigner de la mer quand il n’y a pas de bac. Dans la 2ème partie nous sommes remontés au nord jusqu’à Tralee, en parcourant les larges et longues péninsules orientées Nord-Est Sud-Ouest qui constituent la côte Ouest de l’Irlande. La dernière partie a consisté à "traverser les terres" pour revenir à l’embarcadère du ferry.

 

L’Irlande n’est pas très peuplée (68 h/km2 contre 100 pour la France) et l’habitat est dispersé, les villages sont éloignés les uns des autres, on voit quelques fermes aux maisons blanches et, sur la côte sud, de grandes maisons basses de style américain. Dans les villages les maisons sont toujours simples, à 2 niveaux le plus souvent, et très colorées.

 Dans les deux parties "marines" de notre voyage nous roulons souvent au milieu de champs, tailladés par les courts d’eau ou les bras de mer sur la côte sud, ou parsemés de rochers et adossés à des monts de faible altitude sur les péninsules. La route n’est donc jamais plate et même lorsque nous nous éloignons de la mer il n’est pas rare d’avoir des surprises.

La route chemine sur de courtes falaises sombres, dominant la mer ou des champs côtiers, où elle descend parfois pour atteindre de grandes plages enrochées, des petits ports (avec peu de bateaux de plaisance), de rares stations balnéaires ou encore d’étroites valleuses inhabitées.

  

Rouler sur ces routes dont les bords sont souvent fleuris (des fuchsias surtout) est un vrai plaisir et les jolis coins ne manquent pas pour nos pique-niques.

  

 Pour la 1ère partie du périple et la première étape jusqu’à Waterford (14 km de la mer) le bras de mer est si long et large qu’il nous faut prendre un bac au East Passage. Malheureusement le GPS nous guide au nord pour contourner le bras de mer : quand nous nous en rendons compte nous devons faire demi-tour et raccourcir le trajet prévu pour rejoindre le bac pour Waterford "dans les temps".

Les étapes suivantes nous mènent à Dungarvan (port sur la mer), puis Cork (port à 15km dans les terres) et Clonakilty (sur mer).

Nous ne verrons pas grand-chose de Waterford car nous arrivons tard et notre hôtel est loin du centre…par mesure d’économie. Dungarvan est un petit port et une ville animée. Comme ce sera le cas partout ailleurs nous rencontrons des gens serviables et sympathiques. A notre demande on nous indique un magasin pour cycle et nous découvrons en fait un bazar qui vend toutes sortes de choses, depuis l’électroménager jusqu’à de la puériculture en passant par le vélo. Nous y trouvons, au milieu de choses en cours de déballage, plein d’articles pour rouler sous la pluie : Lucie s’équipe de sur-chaussures imperméables pour remplacer ses trucs élastiques jaunes si difficiles à enfiler et ôter.

Le matin avant le départ nous faisons connaissance avec le Irish breakfast : Bacon, saucisse, petits boudin noir et boudin blanc, baked beans et œufs brouillés. Lucie n’en veut pas, « c’est que du gras ! ». Albert roulera comme si de rien n’était.

 En route vers Cork, nous découvrons que l’épicier où nous arrêtons pour faire les courses pour le pique-nique a installé une station de réparation pour cyclistes dans sa cours.

A Cork nous sommes logés à l’auberge de jeunesse où règne une certaine effervescence : il y a beaucoup de jeunes car Cork est une grande ville universitaire et touristique. C’est un port dans les terres où arrive le carferry venant de Roscoff : nous assistons à son départ comme nous arrivons, c’est surprenant en pleine ville. Le centre-ville est fait de grandes artères avec les grands magasins classiques et une rue piétonne où l’on trouve des bars avec terrasse : nous nous y installons pour observer les passants de tous âges mais beaucoup de jeunes. On rencontre aussi de jeunes français travaillant dans les magasins pour parfaire leur anglais. Pour le repas du soir nous commandons nos plats de poisson à un fish & chips, plats qu’on nous apporte à la terrasse du bar d’en face où nous sommes attablés devant une bière.

Coïncidence à Clonakilty : comme nous nous promenons nous avisons des gens à bicyclettes qui se regroupent au fond d’un passage vouté. On s’approche et on nous invite à venir encore plus près, à enfourcher un des vélos qui sont là : c’est le démarrage d’une fête du vélo. Nous voilà partis : cavalcade dans la ville (on visite !), exposés de voyages réalisés à vélo (nous présentons le nôtre) enfin verre de l’amitié cyclote. Le lendemain est prévue une séance de cinéma qui sera alimentée électriquement par le pédalage des spectateurs. Au B&B nous rencontrons des américains qui viennent visiter les lieux d’où sont partis leurs ancêtres. Nous ferons plusieurs fois ce genre de rencontre.

 L’étape suivante nous mène à Skibbereen, qui n’est pas un port, en passant par Baltimore, qui en est un, port très réputé pour ses pirates et les nombreuses épaves dans sa baie et attirent dans cette jolie baie touristes et plongeurs sous-marins. C’est la ville la plus au sud de l’Irlande. Il fait beau : arrêt sur terrasse au port de Baltimore.

A partir de là commence la deuxième partie de notre périple. Au moment de quitter Skibbereen, crevaison de Lucie à l’arrière : chambre vite remplacée et nous voilà partis pour une étape de plus de 95 km dont nous ferons le 15 derniers sous la pluie : c’est notre premier baptême. Quand nous arrivons à Kilcrohane, petit village d’une vingtaine de maisons, les tenanciers de notre B&B nous accueillent d’un gentil « Hello, how are you ? » auquel nous ne pouvons répondre que « wet !». Ce B&B "isolé » fait aussi restaurant, comme tous ceux qui sont dans ce cas. : nous n’avons pas le cœur à chercher autre chose de toutes façons, même après qu’une bonne douche et un thé nous ait réchauffés. Pour le thé il y a toujours ce qu’il faut dans les chambres.

Le lendemain la pluie a cessé et nous enfourchons nos vélos gaillardement… mais pas plus de 2 m car le vélo de Lucie est encore crevé. On se rend compte assez vite que toutes nos chambres à air de rechange sont HS : valves arrachées, irréparables et Lucie roule en 650. Dépannés par des cyclos irlandais qui nous emmènent en voiture à la ville la plus proche, Bantry, nous ne sommes pas sortis d’affaire car on est dimanche ! des cyclos rencontrés à Bantry sont prêts à nous dépanner mais ils roulent en 700 ! Il faudra attendre lundi.

Nous trouvons à loger dans un grand hôtel dont nous avons vite fait de transformer la chambre immense en blanchisserie avant d’aller déjeuner en ville. La ville est en fête (repas en plein air, qui l’eut cru), musique, boutiques ouvertes…nous allons voir celle du vélociste : fermée le lundi ! Il nous faudra aller en autocar à Cork le lundi pour y trouver péniblement une seule chambre à air de 650, mais réparable celle-là.

De retour à Bantry nous partons à vélo vers 17h pour faire les 54 km restants de l’étape prévue pour la veille et rejoindre Castletownbere où nous devions rester 2 nuits, car ce lundi devait être notre jour de repos, si bien que les étapes suivantes et les réservations d’hôtels seront respectées. Arrivés enfin à l’étape, terminée cette fois encore sous la pluie, nous avons juste le temps de nous réchauffer (douche, thé), avant d’aller chercher un restaurant encore ouvert. Surprise au restaurant il n’y a que de l’eau sur la carte. On peut toutefois commander de la bière nous explique-t-on, la serveuse se faisant un plaisir d’aller nous la chercher au bar d’en face. Que ce soit pour des plats ou des boissons, la traversée de rue semble une pratique courante, sans qu’il y ait trop de serveur écrasé semble-t-il.

Castletownbere est un gros port de pêche abrité derrière une grosse île (Bear Islands) et adossé aux Slieve Miskish Mountains que nous contournons le lendemain en suivant la côte sur le Beara Ring. Coincée entre la mer et les monts, la route devient un long moment si étroite et sinueuse que le croisement des voitures nous oblige à ralentir. Le spectacle est fascinant : les rochers, la mer, la route qui serpente. Ce que nous nommons la mer est en fait une immense baie où l’on voit " en face" la côte que l’on suivra plus tard ou bien celle que l’on a parcourue la veille.

 Nous faisons étape encore une fois loin d’une ville, à Tahila, dans un B&B avec restaurant (of course). Tahila est sur le Kerry Ring qui fait le tour de la 4ème péninsule que nous parcourrons. Plus on s’approche de son extrémité, plus les paysages deviennent sauvages, constitués de monts verdoyants comme en Auvergne dont les flancs sont taillés par la mer en courtes et abruptes falaises noires. Les points blancs sur ces collines sont des moutons qui s’accrochent aux pentes.

 

Cette fois nous avons prévu de faire étape au fond de la baie et nous sommes en ville, à Killorglin. Notre  B&B est au bord de la rivière qui descend du Lough Leane, et se jette dans le Castlemaine Harbour au fond de la Dingle Bay. Ce port naturel a été créé par deux larges bandes de sable perpendiculaires à la côte, l’une attachée à la côte nord, l’autre à la côte sud. L’étape suivante nous fait passer à la base de la première, Inch Island. C’est la plus importante : près de 6 km de long et 1 de large en son milieu. Elle forme du côté ouest une immense plage fréquentée par les surfeurs, mais pas ce jour et heure-là. Ici on retrouve la baie de Dingle.

  La ville de Dingle est sur la côte sud de la 5ème péninsule que nous visitons. Elle est presque au bout de la péninsule dont nous ferons le tour de l’extrémité, après avoir laissé nos sacoches à notre B&B de Dingle. Sur la partie de cette route qui longe la mer et la domine se trouvent de nombreux sites d’habitations datant du 5ème°siécle (avant ou après JC selon les guides), le Dunbeg Stonefort. Pour les toits des maisons la disposition des pierres fait que la pluie n’entre pas à l’intérieur, et toutes les collines autour sont parcourues par des murets du même type que les maisons.

 De retour à Dingle nous assistons aux derniers départs des bateaux qui emmènent les touristes voir le dauphin Fungie, qui habite le chenal d’accès au port et fait la célébrité de ce joli petit port depuis de très nombreuses années. Au début les touristes étaient remboursés si Fungie ne s’était pas montré, mais maintenant qu’il est vieux (et lassé peut-être) le spectacle n’est plus garanti. Aussi nous préférons faire les boutiques : Lucie y trouve un superbe pull en laine d’Irlande pour les soirées d’hiver.

 L’étape suivante commence par l’ascension du plus haut col d’Irlande : 410m. On y domine les côtes sud et nord de la péninsule. On descend sur la côte nord par une route étroite en corniche où les croisements sont difficiles. Nous suivons ensuite la mer jusqu’à Tralee par une route plus "calme". Puis nous quittons la mer pour remonter au nord-est pour faire étape à Listowel, ville sans intérêt particulier.

Le lendemain trajet est-nord-est avec Limerick pour destination.

La ville s’annonce intéressante malheureusement ce fut un jour de pluie persistante, 80 km à patauger  qui nous ont ôté l’envie d’un arrêt en ville et fait préférer retrouver la chaleur d’une chambre d’hôtel. Après douche et thé chauds une tentative de promenade à pieds nous ramène bien vite au pub de l’hôtel dans lequel une belle ambiance règne en cette soirée de vendredi soir avec match de rugby à la télé (les télés, il y en a dans tous les coins du pub !). On dinera même à l’hôtel dont le pub fait aussi restaurant. Notre trajet devient sud-est pour retrouver Rosslare et le ferry en 3 étapes avec arrêt à Cashel et son château perché sur un roc que nous découvrons sous la pluie qui accompagne la fin d’étape, puis à Mullinayat, petit village dont le seul hôtel accueille ce soir-là un bal country pour lequel les gens viennent de loin.

         

Ces étapes sont l’occasion pour revoir des vaches (jusqu’alors on voyait surtout des moutons), vaches que l’on retrouve plusieurs fois sur la route pour un changement d’herbage. Il nous a semblé que les irlandais pratiquent l’élevage bovin de manière intensive à voire la densité des vaches dans leurs champs.

 Le périple se termine par la côte est avec, au passage à Newport, un arrêt pour acheter de la vraie laine d’Irlande dans une boutique repérée par Lucie avant le voyage : 8 pelotes finissent par entrer dans nos sacoches à géométrie variable. Il n’y aura plus de pluie jusqu’au ferry et même jusqu’à notre "home-sweet-home" que nous retrouvons après 20 jours de dépaysement et 1270 km de vélo à gauche.

Mais nous n’avons pas parlé des repas…c’est qu’ils ne nous ont pas laissé un grand souvenir car souvent faits de boulettes de purées de pommes de terre. La seule fois où la carte annonçait "rish stew" il n’y en avait plus : des irlandais nous avaient précédés et avaient dû "se jeter dessus".

22 janvier : sortie club VTT (info Igor)

 La sortie club s’avère être un bien grand terme en ce dimanche matin tout aussi ensoleillé que froid. Il semble bien en effet que les -6/7°C affichés par le thermomètre à 9h ait refroidi bien des ardeurs, puisqu’avec mon VTT je ne trouve que Christian P. avec son vélo route à Carrefour !

Au moment de nous élancer chacun de notre côté à 9h05, nous voyons surgir en VTT Christophe C. Nous descendons sur le bas de Chilly, traversons le parc de Gravigny/Balizy et remontons sur Ballainvilliers. La cote n'est pas très raide et le sol ferme avec le gel, mais avec l’air froid (-7°C), la respiration est désagréable et pénible. Au sommet nous marquons un temps d’arrêt. Christophe souffre du froid aux extrémités et il n’a pas de chaussures spécifiques hiver. Avec mes chaussures hiver mes pieds vont bien, mais malgré mes gants « thermo » j’ai loin d’avoir chaud aux mains. Christophe décide de rentrer au chaud. Pour ne pas m’être levé pour rien, et un peu par orgueil, je décide de continuer un peu en solo, mais sans forcer et en restant sur des axes fréquentés par sécurité, on ne sait jamais.

 Je décide de redescendre sur Longjumeau pour remonter l’Yvette que je finis par trouver, mais je me plante lamentablement et me retrouve au gymnase Anne Frank. Finalement je descends l’Yvette jusqu’à Morsang où je retrouve l’Orge.

 J’hésite à m’arrêter là. Le froid me prend les mains et j’en ai mal à certains doigts. Je remue les doigts et décide finalement de continuer un peu en remontant l’Orge. Les occasions de rouler sont rares en ce moment avec cette vague de froid, aussi faire tourner un peu les jambes sans forcer n’est pas superflu. Je continue tranquillement en moulinant jusqu’à la N104. De là, je fais demi-tour en empruntant d’autres chemins longeant l’Orge, histoire de varier un minimum. Arrivé dans le parc du château de Morsang, je fais un tour de ce dernier avant de rentrer à Savigny après avoir parcouru tout juste 39km et 239m de D+. Rien d’exceptionnel, mais vivement le redoux.

 Pour les détails : https://www.strava.com/activities/840278641

Dimanche 29 janvier - Sortie Club (info Igor)

L’hiver est toujours présent : temps gris, brumeux, routes mouillées par une pluie nocturne et tout juste 2°C. Mais les températures sont désormais positives depuis 3 jours. Et c’est donc une bonne quinzaine de cyclos présents ce dimanche au rendez-vous dominical.

Un groupe part sous la direction de Michel, tandis que je prends la direction du groupe 1, après avoir temporisé 2 mn de plus, le temps que Christophe C. nous rejoigne ! Nous partons tranquillement, la route est mouillée, il fait très frais, certains sont nettement à court de forme, et c’est quasiment une sortie de reprise pour la majorité après 2 semaines de grand froid.

Nous rejoignons Palaiseau par Champlan et nous y abordons notre 1ère cote pour rejoindre la plateau d’Orsay. La montée se fait au train mais marque déjà les différences. Au sommet je marque un temps d’arrêt pour allumer mon éclairage arrière, car sur le plateau la brume est dorénavant un bon brouillard. Nous traversons le parc de l’Ecole Polytechnique et du futur techno centre EDF. Je constate que les travaux ont bien avancé et la voirie est maintenant moins pénible. Mais avec le brouillard bien présent les gouttelettes se déposent sur mes lunettes, et avec les lunettes je ne voie rien, et sans, je ne voie pas plus… Que du bonheur ! Nous passons par Gif-sur-Yvette, puis descendons sur St-Rémy-les-Chevreuse. Après Chevreuse direction Choiseul, mais nous bifurquons vite à gauche pour monter vers Boullay-les-Troux. La montée entre 7 et 10% fait mal. Pour ma part je ne suis pas aidé par des sauts de chaine. Réglage à peaufiner ou cassette usagée ? Toujours est-il que je dois faire avec. Gilles, Christophe G. et Didier P. accélèrent et terminent détachés en haut. Derrière, Laurent G. et surtout Dionisio sont par contre plus à la peine. Trop de coupure ne pardonne pas…

A la sortie de Boullay, nous prenons ensuite la direction de Cernay puis Bullion, non sans que je me fasse chambrer, ayant « manqué » une bifurcation avec me GPS. Nous allons jusqu’à Angervilliers par Bonnelles. Sur ce secteur nous roulons un peu plus vite en assurant des relais réguliers et efficaces. Un bon exercice avec un vent légèrement de côté. Nous poursuivons jusqu’au Marais et de là, nous prenons la direction de Briis-sous-Forge et Fontenay-les-Briis. De là, nous montons Mulleron au train et tranquillement pour ne trop perdre Dionisio qui ne fait que penser au couscous de belle-maman qu’il doit déguster ce jour. Je ferme la marche avec Christophe C. et Fred demande où je suis. « avant-dernier, il y a Dionisio derrière » répondis-je ! « Donc dernier, il ne compte pas » qu’il me lance. C’est beau l’amitié !

Dès le plat Dionisio retrouve ses jambes et passe devant. A Janvry, nous prenons le Déluge où nous quittons Christophe G., Rodolphe et Didier qui rentrent sur Arpajon et Breuillet. Pour notre part, nous prenons l’escargot pour la 1ère fois de l’année. Fred assure le tempo et je me place dans sa roue, suivi de Gilles. A l’épingle je fais l’extérieur en conservant le rythme plus qu’en accélérant. Au dernier virage alors que la pente s’adoucit, Fred accélère et me prend quelques longueurs. Au moment où je me dis que « c’est mort », je le vois marquer le pas et j’en profite et le dépasse sur le fil au sommet.

Nous rejoignons Villejust en traversant Nozay et par la route de Villejust. Avant d’arriver à Nozay nous apercevons le groupe des cyclosports suivi de Robert qui tourne sur le giratoire de Nozay et retourne vers La Folie-Bessin. Magnanime, nous décidons de ne pas les rattraper ! De là, retour classique par Longjumeau pour terminer à Chilly notre périple de 84 km parcouru à la vitesse moyenne faramineuse de près de 26 km/h pour 780m de D+.

Pour les détails : https://connect.garmin.com/modern/activity/1548430936

 

La semaine Européenne 2016- Le Gers (32) (info Philippe Droit)

Dans le cadre du tourisme à vélo, le « brevet des Provinces Françaises » m’offre le loisir de découvrir les belles régions de France.

Cet été ma curiosité dans le cadre de la « Semaine Européenne de cyclotourisme », m’a conduit dans le Gers au cœur de la Gascogne qui appartient aujourd’hui à la région : « Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon ». Il paraît que lorsque que l’on parle du Gers, l’on demande : c’est où le Gers ? Situé entre les départements des Hautes-Pyrénées au Sud, de la Haute-Garonne à l’est, des Landes à l’ouest, et du Lot-et-Garonne au nord, c’est pour ceux qui viennent le découvrir : un département qui a beaucoup à vous montrer et vous raconter, et en prime, où il fait bon vivre.

  A l’instar de la « Semaine Fédérale » qui regroupe pendant une semaine chaque année, la grande famille des cyclotouristes, la « Semaine Européenne » a vocation, suivant le même schéma, de tisser des liens avec nos voisins européens. Cette concentration se déroule chaque année dans un pays différent. Ainsi après le Portugal en 2014, L’Ukraine en 2015, c’est en France à Auch et dans le Gers, que du 9 au 16 juillet l’édition 2016 avait élu domicile.

Si pour certains le Gers est méconnu, Auch nous propose au cours de ce séjour de six jours d’en découvrir sur des thèmes différents, tous ces atouts.

Alors haut les cœurs, puisque nous sommes venus pour cela et que le vélo nous offre l’esprit de la liberté et le goût du bonheur, partons sur les chemins, les coteaux, à la découverte d’un territoire émaillé de multiples sites et vestiges séculaires. Notamment à Auch, le « chef-lieu du département » avec sur les hauteurs de la ville, la cathédrale construite entre le XV et XVII° Siècles, l’ancien palais archiépiscopal (la préfecture aujourd’hui), la Tour d’Armagnac, et ses étroites ruelles pentues appelées ici (Pousterles), forment un majestueux ensemble architectural.

 Nanti de nombreux commerces et restaurants ce quartier et très agréable et animé. Le touriste y trouvera sans aucun doute de quoi satisfaire son appétit pour les bonnes choses de la vie, et au niveau de l’esprit, la philosophie des chemins de Compostelle, puisque sa cathédrale Ste-Marie est inscrite au patrimoine mondial en tant qu’étape majeure de Saint-Jacques.

Autre particularité de l’endroit, c’est le monumental escalier de 374 marches qui domine le Gers (fleuve qui a donné son nom au département) et relie la ville d’en haut à celle d’en bas.

La statue de d’Artagnan (natif du Gers) y est installée. Elle vous rappellera sans doute l’esprit chevaleresque de ce cadet de Gascogne, frondeur, généreux et bon vivant, et sa célèbre devise : « un pour tous, tous pour un » qui dans le Gers reste le savoir-être Gascon.

 Si les (Pousterles) permettaient aux habitants de se rendre chercher l’eau à la rivière, la descente des marches de l’escalier donne de l’eau à mon moulin pour, d’ores et déjà apprécier sans cape, ni épée, mais avec mon vélo en guise de destrier, ce séjour Gersois.

Le site d’Endoumingue, proche de l’hippodrome d’Auch où les infrastructures de la semaine européenne sont installées, ressemble étrangement avec des centaines de camping-cars et toiles de tentes, à un « camp des gens du voyage ». Ne voyez dans cette comparaison, aucune malveillance de ma part envers « les gens du voyage », quoique le mot voyage soit bien choisi pour ceux qui pratiquent le cyclotourisme et nous font, grâce à la « Lettre du VCBS » partager leurs escapades.

Si une escapade est de se soustraire à la routine, ce rassemblement organisé du 9 au 16 juillet 2016 dans le Gers  par L’UECT, en collaboration avec le CODEP 32, et de la ville d’Auch, nous promet un dépaysement qui sied au tourisme à vélo.

A ce titre, il y a lieu de noter la participation de plus de 2500 personnes représentant 12 nationalités, dont : l’Ukraine, la Pologne, le Portugal, le Luxembourg, la Belgique, la Suisse et diverses régions de France. Le menu de la semaine concocté avec la participation des 26 clubs du département, et 300 bénévoles  se veut offrir, suivant la définition du comité de pilotage, une « organisation cyclotouriste par des cyclotouristes ». A chaque jour son thème et 3 circuits au choix de chacun sont proposés entre 50/100/150 km, avec un point de convivialité commun aux parcours 2 et 3.

Le Gers, par la richesse de sa qualité de vie et de son patrimoine, a le goût du bon mais aussi du bienvivre. Nous avons pu le vérifier avec les «Côtes de Gascogne » qui sont plus faciles à descendre qu’à monter ! Ici (le Floc, le Pousse-Rapière, l’Armagnac, le Madiran) pour les uns, et pour tous des dénivelés journaliers variant entre 1200m et 1800m sur les parcours 1 et 2.

 C’est aussi la rencontre du 1er au dernier jour sur nos circuits, de très jolis bourgs, villages, bastides, châteaux, églises fortifiées, abbayes et bien d’autres choses... C’est également l’esprit généreux et courageux du plus célèbre d’entre eux « d’Artagnan » dont sa statue trône à Auch, Lupiac son village natal, et Condom...C’est aussi Mirande, capitale de la Country et Marciac celle du jazz et du swing - Gimont et Samatan capitales du canard et du foie gras du Gers – Lectoure avec ses remparts – Larresingle village médiéval – Simorre avec son abbatiale fortifiée – Flaran et son abbaye fondée en 1151 – Tillac et ses maisons à colombages – et bien sûr Auch, dont j’ai pu vous entretenir dans un article précédent.

Que cela soit au nord, au sud, à l’est ou l’ouest du département en Adour – Armagnac – Lomagne - Arrats Gimone – Astarac et balcon des Pyrénées, le Gers nous a véritablement comblé. Si vous y séjournez un jour, soyez en sûr, vous ne serez pas déçu.

 Le Gers est aussi une terre de cyclisme puisqu’après Auch – Fleurance - Samatan, l’Isle-Jourdain a reçu le 8 juillet 2016, le Tour de France cycliste.

Seul bémol du séjour : la défaite de l’équipe de France de foot en finale de l’Euro, que j’ai pu suivre avec nos amis cyclistes Polonais !!! Que voulez-vous, l’on ne peut gagner à tous les coups…

5 février - sortie club (info Igor)

 Ce n’est franchement pas la foule ce dimanche matin sur le parking de Carrefour. Si les cyclosports sont une douzaine, coté cyclos, les prévisions météo et la grisaille matinale en ont refroidis visiblement beaucoup, car nous ne sommes que 6. 3 pour le groupe 2 avec les piliers Michel P. et Christian, et 3 pour le groupe 1, Fred, Guy et moi-même. Nous aurions dû avoir le renfort d’une féminine, mais ayant oublié ses chaussures à Tigery, elle tiendra finalement compagnie à Robert.

 Nous partons groupés en direction de Villejust, sur des routes mouillées mais sans pluie. Mais, dès Longjumeau un léger crachin fait son apparition. La séparation des 2 groupes se fait à Sault et nous montons Villejust à un rythme mesuré. Lors de la traversée des Ulis, le crachin fait place à une pluie régulière. Nous passons Gometz et en arrivant à Limours, mes pieds commencent à baigner dans l’eau. Mon collant draine l’eau à l’intérieur de mes chaussures étanches. Car qui dit étanchéité externe, dit aussi étanchéité interne, donc pas d’évacuation de l’eau ! La prochaine fois que de la pluie est annoncée, je mets le collant par-dessus !

Avec le vent de côté nous poursuivons en se relayant régulièrement et passons Rochefort ; et à Ponthévrard nous bifurquons vers le sud-est pour redescendre jusqu’à Dourdan par St Mesme. C’est aussi là que le beau-temps fait son apparition. Enfin, beau temps en l’occurrence signifie qu’il ne pleut plus et que nous apercevons au loin un peu de ciel bleu.

 Le parcours, bien que vallonné, ne présente pas jusqu’à présent de difficulté particulière, et nous en profitons pour travailler un peu en force en progressant essentiellement sur la plaque, même dans les bosses. Mais nous ne poursuivons pas ce régime avec le vent de face en montant la cote entre 6 et 8% qui nous amène aux Granges-le-Roi. Là, c’est petit plateau et grimace pour tous. Là, c’est plein Est, vent favorable et descente sur Villeconin, et dans le centre du village dans la lancée, 1ère erreur de parcours, soit un « tout droit » au lieu de prendre à gauche. J’ai le temps de prévenir mes camarades pour qu’ils prennent la bonne direction, ce qui ne les empêche pas de ma charrier plutôt que de me remercier.

Nous continuons dans la vallée, toujours avec le vent favorable, en passant St-Sulpice, St-Yon, et ce jusqu’à l’entrée d’Egly, où nous prenons alors Bruyères-le-Châtel avec la montée qui nous y amène, et que personne n’apprécie. En arrivant à La Roncière, Fred reconnait la route qui amène à Bel-Air, ce qui ne le réjouit pas plus que cela. « C’est la 1ère fois de l’année » lui réponds-je alors ! Et lorsqu’il me demande si on fait ou non l’Escargot, ma réponse est « l’Escargot, c’est la 1ère fois du mois ! ».

Fred nous met au défi de monter Bel-Air sur la plaque, et je relève. Mais la fin est pénible et difficile et je termine à une cadence de 50. Descente tranquille sur Marcoussis pour aborder l’Escargot que Fred veut aussi monter sur la plaque. Mais il ne parvient pas à quitter le petit plateau. Devant nous se trouvent 2 cyclos de Savigny. Voyant que l’écart ne semble pas augmenter alors qu’ils se mettent en danseuse, j’accélère un peu et revient doucement sur eux et termine au sommet à quelques longueurs seulement.

Nous nous regroupons, traversons Nozay et roulons vers Villejust. En remontant la cuvette entre les 2 agglomérations, Fred semble cette fois bloqué sur la plaque, vu la difficulté qu’il a de s’en extraire. A l’entrée de Villejust nous croisons le groupe des cyclosports sans la présence de Robert derrière eux.

Il nous reste la descente sur Sault avant d’atteindre Ballainvilliers, où nous nous séparons. Nous avons parcouru environ 105 km pour 980m de D+, et un parcours commun de 98 km à 28,3 km/h de moyenne. Une belle et bonne sortie, malgré des conditions un peu compliquées au début. Dommage que nous n’avons pas été plus nombreux à partager cette matinée.

Pour les détails, c’est ici : https://www.strava.com/activities/855983200

L'AG du CODEP91 (info Igor et Christian)

Samedi 4 février s'est déroulé l'AG du CODEP 91 à Bondoufle. Celle-ci s'est clôturée par une cérémonie de récompenses concernant l'année écoulée, et plusieurs membres du VCBS ont été honorés.

 

Tout d'abord, nos jeunes ont été récompensés en remportant le challenge 2016 !

 Michel P. a été lauréat sur le trophée du CODEP 2016, mais il a aussi été récompensé du "Mérite du cyclotourisme de la FFCT", en compagnie de notre Président Laurent, et Fred, Gilles et Thierry Fillon ont reçu une mention pour avoir réalisé le challenge des 9 diagonales !

Egalement, l’école de vélo est citée à plusieurs reprises pour 4 de nos jeunes, qui reçoivent une belle coupe. Aymeric et Léo étaient là, et fiers de leur succès... Bravo à nos cyclistes récompensés.