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2e trim. 2016

Samedi 2 avril : Chilly / Chateauneuf-en-Thimeray / Chilly ( info Igor)

 C’est une légère variante de « Boulogne-Chateauneuf en T.-Boulogne » que nous faisons ce jour. Comme nous ne sommes pas pré-inscrits (sauf moi), mais je ne l’ai su que dans la semaine, et qu’il n’est pas forcément simple de se rendre à Boulogne, nous décidons de faire cette randonnée en partant de Chilly et en récupérant le parcours au niveau de la stèle « Jacques Anquetil » avant d’aborder la descente sur Chateaufort. C’est aussi ici que nous devons retrouver Christophe G. vers 7h30.

 C’est un groupe de 8 chiroquois qui part finalement à 6h30 de Carrefour Chilly ce samedi matin. Je suis parti en chaussures d’été avec les sur-chaussures légères, car la météo à prévue un bon 14°C., et ce bien qu’il fasse encore frais en partant. Arnaud est là pour son premier 200 et moi avec un peu d’appréhension car depuis une semaine une douleur au genou droit reste présente. Je ne compte donc pas trop forcer ce jour, et envisage même de mettre prématurément la flèche.

Nous partons donc en direction du plateau de Saclay par Palaiseau. Au passage nous récupérons Dionisio à Champlan. Nous progressons tranquillement, avec un vent léger mais favorable et arrivons avec quelques minutes d’avance au point de rendez-vous. A 7h35 Christophe m’appelle. Il s’est égaré, ne sait pas exactement où il est, et nous enjoint de ne pas l’attendre. Nous repartons donc tranquillement, pensant qu’il nous rejoindra. Nous nous élançons dans la descente, très fraiche, de Rochefort, et la montée pour en sortir à froid et d’autant plus laborieuse. Nous passons Chevreuse pour arriver à Dampierre et monter ensuite sur Les Essarts-le-Roi. Durant cette montée, Gilles accélère et pour ma part je reste figé, vraiment pas de bonnes sensations dans ce froid. Sur le plateau, j’ai froid aux mains malgré mes gants d’hiver, mais je n’ai pas mis de sous-gants. J’ai aussi bien froid aux pieds ce qui m’inquiète plus, jusqu’à ce que je constate sur mon compteur qu’il fait -2°C ! Et cela peut durer encore un moment.

 Après Les Essarts un groupe nous rejoint et nous prenons la roue sous l’impulsion de Gilles. Une partie d’entre nous prend malgré tout des relais. Et après 50 km nous arrivons aux Etangs de Hollande où est situé le premier ravito. Etant en autonomie et pas inscrits, nous ne nous arrêtons pas. Nous traversons la forêt de Rambouillet, avec sa succession de barrières et de montagnes russes. Nous continuons principalement par des routes secondaires jusqu’à Chaudon, puis Villemeux-sur-Eure, où nous prenons à gauche pour nous engager sur une modérée mais assez longue montée, qui nous amène à Neuville-la-Mare. Au cours de cette montée, nous rattrapons un cyclo qui semble porter un maillot de Chilly. Bingo ! Il s’avère que c’est Marc qui est parti de Boulogne, qu’il a rejoint en vélo de son domicile. Tout en montant légèrement, nous progressons sur le plateau pour arriver à Châteauneuf, après avoir parcouru un peu plus de 100 km à une moyenne de presque 29 km/h. Alors que nous commençons à déjeuner, nous sommes rejoints par Christophe et André Chesnot, que nous avons doublé plus tôt.

  Après nous être restaurés au frais et pris un bon café chaud pour se régénérer autant que possible, nous prenons la route du retour. Comme toujours laborieusement durant les premiers kilomètres, avec le vent défavorable, bien que léger mais sensible, nous progressons pour l’instant relativement tranquillement. Un peu avant Tremblay-le-Vicomte, nous sommes rejoints par un groupe plus rapide que nous, menés principalement par des membres de l’ACBB, le club organisateur. Les Gilles prennent les roues et nous suivons tous. Bien à l’abri tout le monde tient sa place, et pour une fois que nous ne sommes pas moteur nous en profitons. Mais dans les cotes le rythme baisse sensiblement et nous montons les pignons pour ne pas rester en force. C’est ainsi que nous traversons Serazereux, Villiers-le-Morhier. Mais au gré des bosses successives, certains se lâchent un peu et une cassure se fait. Je me retrouve dans un premier groupe avec essentiellement des cyclo de l’ACBB, Gilles, Christophe, Didier, Guy, Arnaud, Lionel. Un cyclo de l’ACBB roule principalement devant. Je décide de le relayer. Mais constatant que ses camarades de club restent bien à l’abri derrière et se manifestent dans les côtes, je finis par décider de « sucer » moi aussi. Faut pas pousser mémé dans les orties ! Peu après La Boissière-Ecole, nous traversons de nouveau la forêt de Rambouillet par le même chemin qu’à l’aller, et ce jusqu’aux étangs de Hollande. La succession de bosses dans la forêt, dont une à 11% fait que notre groupe se scinde en plusieurs. Les Etangs nous permettent de nous regrouper, à l’exception d’Arnaud. En sortant de la route forestière il y a un piège. Le parcours nous fait tourner à gauche pour retourner aux Etangs pour le contrôle, mais le chemin du retour va vers la droite par Les Bréviaires. Et Arnaud, un peu distancé, a vraisemblablement pris directement à droite. Nous repartons plus modérément car Marc et Lionel en particulier accusent un peu le coup. Marc n’a pas roulé depuis 3 semaines et sors d’une grippe, tandis que Lionel est dans un jour sans. Nous traversons Le Peray, Auffargis, Cernay, où nous bifurquons vers Dampierre pour nous attaquer aux 17 tournants. Je les aborde tranquillement d’autant plus que j’ai bien 100/150m d’avance sur le reste du groupe. Gilles me rattrape sur la fin et me dépasse. Je n’essaie même pas de le suivre car je sens que je ne suis pas au top. D’ailleurs mon cardio ne dépasse pas 162, ce qui est un signe de fatigue. En haut, nous retrouvons Arnaud qui a fait une pause technique. Il nous confirme qu’il a bien pris directement à droite en sortant du chemin forestier.

  Un peu de plat pour récupérer un peu, avant d’attaquer l’ultime cote du jour avec la montée de Port-Royal. Au sommet nous nous arrêtons pour nous regrouper et saluer Christophe, qui prend à droite direction St-Rémy pour rentrer directement sur Breuillet. Pour notre part, nous continuons jusqu’à Voisins-le-Bretonneux, où nous quittons le parcours pour prendre à droite plein est pour rentrer sur Chilly. Sur la plateau de Saclay, avec le vent de face et une fatigue avancée pour plusieurs d’entre nous, nous avançons bien plus lentement et notre moyenne baisse sensiblement. Peu avant le Christ de Saclay, Dionisio un peu dans le gaz n’évite pas un nid d’autruche. Il est sanctionné par une double crevaison. Entre une pompe défaillante, une chambre à air collée, un obus de valve qui se dévisse au retrait de la pompe, la réparation s’éternise un peu. Nous finissons, heureusement, par repartir. Arrivés à Palaiseau, c’est la descente sur Longjumeau, puis le dernier coup de rein pour revenir à notre point de départ à Chilly. Nous avons parcouru près de 215 km à 28,2 km/h de moyenne pour 1600m de D+ et une température moyenne de 4°C.

Pour les détails : https://connect.garmin.com/modern/activity/1109054873

 Une mention et félicitations pour Arnaud qui entre dans le club des « 200 » en ce 2 avril !

 Dernière étape de la préparation pour LBL et le 16 avril pour un 300.

Dimanche 10 avril : « Randonnée de la Tour » à Linas (info Igor)

 Deux rallyes au programme en ce dimanche matin. Il y a Brunoy, mais nous optons tous pour la « Randonnée de la Tour » à Linas, pour son retour moins compliqué et chargé en circulation automobile en fin de matinée.

Il fait bien frais – à peine 3°C – au moment de partir, et je supporte très bien la veste et les chaussures d’hiver. Sont aussi présents Amadéu, Arnaud et Philippe Orsattoni. Ça promet ! Philippe nous guide jusqu’à Linas, en partie par le chemin des écoliers et dans le brouillard. Sur place nous retrouvons Sylvie avec les jeunes, ainsi qu’entre autres Rodolphe et Didier P.

Les premiers kilomètres sont abordés assez tranquillement car très urbains, à travers Leuville, St-Germain-les-Arpajon, et ce n’est qu’à la sortie d’Arpajon que nous pouvons prendre un rythme plus dynamique, essentiellement sous l’impulsion d’Amadeu, Philippe et Didier. Au cours de ce passage urbain, en abordant un carrefour Fred lance à la cantonade : « c’est bon, voiture ! » En fait la voiture était assez loin, mais sur le moment nous nous sommes un peu regardés en entendant cette annonce pour le moins originale. Je reste derrière pour éviter de forcer, car un genou me gêne depuis quelques jours. Très rapidement Christophe C. manque à l’appel et je l’attends pour l’aider à revenir. Il discutait tranquillement et n’a pas vu le groupe prendre les devants !

 Nous progressons jusqu’à Bruyère, puis nous prenons jusqu’à Longvilliers en traversant Le Marais et Le Val-St-Germain. Nous sommes entre 35 et 40 km/h sous l’impulsion de Philippe, Amadéu et Didier essentiellement, et à la faveur d’un vent modéré. Nous faisons un léger répit jusqu’à la sortie de Rochefort, avant de reprendre de la vitesse dans la forêt, jusqu’au premier contrôle, situé avant Les Mouties.

A la sortie de Bullion, le profil ne monte pas trop sévèrement, mais régulièrement, jusqu’à St-Robert quasiment jusqu’à Auffargis. Nous rejoignons Cernay par les Vaux de Cernay en formant un beau groupe avec d’autres cyclos. Par contre c’est assez nerveux, cela roule assez vite, et certains roulent moyennement bien. Bref, c’est nerveux. Je suis dans la seconde moitié du groupe. A un moment je vois 2 cyclos enchevêtrés dans le fossé, et ils ne semblent pas avoir de mal. Tout d’un coup, un autre cyclo à droite du groupe, coupe la route pour aller s’arrêter à gauche. Coup de patins assurés pour tenter, et réussir, à l’éviter.

Du coup, à partir de Cernay, je remonte plus devant pour limiter les risques. C’est ainsi que nous arrivons à Dampierre pour affronter les 17 tournants. La hiérarchie précédente se confirme : la majorité des « costauds » sur le plat rentrent dans la rue avec le profil qui monte. Gilles lâche les chevaux et nous nous regroupons sur le plateau car les écarts sont sensibles au sommet. Le répit sera court, car à peine descendus sur Chevreuse que nous montons de nouveau sur Boullay-les-Troux. Cette cote est encore plus raide, et nous sommes tous contents d’arriver au sommet. Un modeste hors d’œuvre avant Liège. Pendant quelques temps, le tracé slalom par Herbouvilliers, Pecqueuse, Longchène et Villevert avant d’aborder le « coup de cul » de Malassis.

Nous nous laissons glisser ensuite par le faux-plat descendant jusqu’à Forges-les-Bains pour rejoindre les faubourgs de Limours et monter Roussigny. Arrivés sur le plateau nous découvrons un vent défavorable, et qui plus est s’est un peu renforcé. Je limite mes relais car je sens pointer des crampes aux cuisses. Même la descente du Déluge jusqu’à Marcoussis se fait à une vitesse bien plus modérée que d’habitude. La montée de l’escargot sera diversement appréciée, surtout par Marc qui peine à se remettre de sa grippe. Mais à partir de là, les difficultés sont derrière nous. Une partie d’entre nous rentre directement par Nozay, tandis que le reste continue le parcours en descendant sur Monthléry. Il ne nous reste plus qu’une enfilade de petites montagnes russes dans la traversée de Linas pour rejoindre le stade, terminus du circuit.

 A l’arrivée, la température est bien plus douce et atteint les 15°. J’ai maintenant chaud. Ce parcours de 110 km s’est révélé varié, agréable et plaisant. Et de surcroit, parcouru sous un beau temps sans trop de vent, ce qui s’est révélé rare ces derniers temps. Nous l’avons bouclé à une moyenne de 30,2 km/h. Nous avons été 24 du VCBS à participer et une mention spéciale à Julien Coisy, qui est récompensé comme meilleur jeune et repart avec les félicitations de l’organisateur et une belle coupe.

En comptant l’aller / retour depuis Chilly, nous aurons parcouru environ 135 km pour 1250m de D+

Pour les détails : https://www.strava.com/activities/541173354

Cyclotourisme à la Maison d’Arrêt (M.A) de Fleury Mérogis… ( info Christian)

Dans le cadre de ses relations avec le CDOS, le Codep cyclotourisme a été sollicité pour  proposer l’activité cyclo aux détenus. Après concertation, discussion, nous avons décidé de s’engager dans cette aventure…

Lors de notre première réunion avec l’animateur sportif de la MA., nous avons pu constater que cette initiative n’était pas si originale que çà, puisque de nombreux comités proposent leurs spécialités : randonnée pédestre, cécifoot, escrime, PSC1, etc..

L’objectif est d’apporter une modeste contribution à l’aide à la  réinsertion pour des détenus dont la peine restante est de quelques mois ou trimestres. Notre programme était basé sur des séances  de home-trainers au sein de la M.A. et de sorties outdoor.

L’introduction de matériel (les home-trainers de l’Ecole de Vélo du… VCBS !) au sein de la M.A est une opération fortement réglementée : description et détail du matériel rentrant, papiers d’identité, papiers du véhicule, autorisation d’accès délivrée par la direction de l’administration pénitentiaire, puis fouille du véhicule et franchissement de 3 check-points avec détecteurs, où même la ceinture bippe…

Ceci faisait partie des formalités d’usage et on savait qu’il fallait environ 1h avant de rejoindre la salle de sports.

 La salle de sport : une grande salle de musculation parfaitement équipée et un petit gymnase attenant dans lequel nous avons installé les home-trainers et avons pu ainsi faire 4 séances dynamiques… en alternant avec 2 groupes : 1 groupe sur les vélos et un groupe studieux :  réparation d’une roue et connaissance des panneaux routiers spécialement destinés aux cyclistes.

Sur le home-trainer, les détenus se sont familiarisés avec les braquets, les développements, l’endurance, la résistance, la position sur le vélo, etc.., des séances de transpiration mixées à des apports de connaissance. La dernière séance a été plus ludique avec des concours : plus grande distance parcourue en 5 minutes, vitesse max réalisée. Les détenus se sont pris au jeu, et en répétant ces exercices, ils ont bien « donné », sous l’œil de leur coach sportif, visiblement très intéressé par cette nouvelle discipline en prison.

 Et maintenant, place à des séances de VTT outdoors : la forêt de St-Eutrope, le bois des trous à Fleury et la vallée de l’Orge : 40 km  avec un pique-nique à mi-parcours.

 Ont participé à l’encadrement pour le Codep : Michel LEROUZIC, Patrick PERELLO et Christian PROPONET. Un grand merci au VCBS pour le prêt des home-trainers que vous ne regarderez plus comme avant…

16 avril : Sortie club – 200 préparation LBL (info Igor)

 A une semaine de Liège-Bastogne-Liège Challenge, nous nous donnons rendez-vous pour l’ultime sortie de préparation. Franck est présent, et en forme. Cela promet ! Amadeu et Marc se sont aussi joints à nous, pour faire une bonne sortie et nous accompagner, ce qui nous encourage aussi.

 Il fait assez frais malgré un horaire tardif (8h), il y a un peu de vent et la météo est incertaine. Mais nous sommes bien motivés. Nous partons en direction de Massy, mais Lionel n’ira pas loin. Il s’arrêtera au pont de l’A6 victime d’une roue libre qui n’accroche plus. Dans son malheur il a de la chance, car cela aurait pu lui arriver au départ de LBL. Ainsi il a le temps de réparer et d’être fin prêt…

Les 1er km ne sont pas particulièrement passionnants car très urbains, et sur des routes en mauvais état. C’est ainsi que nous passons Bièvres, Jouy-en-Josas, puis descendons sur Rochefort après avoir longé l’aérodrome de Toussus-le-Noble. Rochefort étant dans une cuvette, il faut remonter pour en sortir et se diriger vers St-Rémy. Fred fait toute la montée en tête. Ce n’était pas arrivé depuis longtemps, et ne le renouvellera pas de la journée !

A St-Rémy, nous quittons la vallée de l’Yvette pour monter jusqu’à St-Lambert-des-Bois et redescendre sur Dampierre par les 17 tournants. Pour l’instant, traversant et longeant pas mal de bois, nous sommes assez à l’abri du vent de sud-ouest défavorable. De Dampierre, c’est en longeant l’Yvette que nous atteignons Les Essarts-le-Roi par un long faux-plat, limite piègeux pour les cuisseaux. Un petit coup au sud par Auffargis pour atteindre Le Perray-en-Yvelines. Maintenant nous sommes sur la route du 200 de Longjumeau que nous prenons en sens inverse, ce qui nous change. St-Léger-en-Yvelines et nous nous engageons dans la forêt de Rambouillet jusqu’à Gambais, que nous traversons toujours en direction du nord-ouest avant de bifurquer sur Dannemarie. Nous abordons alors la partie pénible de notre périple : à découvert, sur le plateau et le vent de face. Bref, ça pique ! Franck n’est pas avare et fait le gros du boulot. Derrière on essaie de relayer tant bien que mal, mais il repasse vite devant. De toute évidence, nous ne jouons pas dans la même cour !

Nous poursuivons vers le sud-ouest, face au vent, traversant des hameaux où les commerces ont disparu depuis un bon moment. Après les Yvelines, nous sommes maintenant en Eure-et-Loir. Point positif : nous échappons largement aux averses pour l’instant, bien que parfois de gros et menaçants nuages noirs nous tournent autour. Tout au plus recevons-nous parfois de rares gouttes d’eau.

  Nous longeons les faubourgs de Faverolles, puis St-Martin-de-Nigelles et enfin Hanches à midi. Nous décidons alors de faire une pause pour manger un peu. Nous nous dirigeons vers un bar-restaurant qui ferme entre 12h et 14h ! Raté ! Nous quittons alors la trace pour nous rendre directement a Epernon. Nous trouvons une boulangerie où faire nos emplettes et nous mangeons, 50m plus haut, au carrefour sous un agréable soleil face à un bar PMU. Nous y terminons notre repas avec une boisson tout en discutant avec le personnel qui, fort aimablement, complétera nos bidons.

 Nous reprenons la route d’où nous venons pour récupérer la trace GPS, que nous prenons à … l’envers ! Heureusement nous nous en rendons compte vite et faisons demi-tour. Nous entrons de nouveau dans Epernon, traversons la ville par de petites rues, passons devant l’Hôtel Dieu, l’Hôtel de Ville, qui est en fait un château, et arrivons au carrefour où nous avons déjeuné. Je me fais bien sûr chambrer et dans le même temps, nous rigolons bien en imaginant les serveurs du bar nous voir passer de nouveau. Nous traversons les bois pour arriver à Sauvage et longeons le domaine du château éponyme. Avec le vent dans le dos et sous l’impulsion de Franck, en roulant à plus de 45 km/h, nous ne mettons pas longtemps pour arriver à Gazeran.

 Nous prenons alors la direction de Dourdan par Sonchamp et Ponthévrad. Un peu avant St Mesme la pluie fait un peu son apparition, mais il semble que nous ayons évité le pire au regard de la route détrempée. Une belle averse nous a précédés peu de temps avant. A St Mesme, comme la pluie donne l’impression de s’installer et qu’elle est fraiche, je m’arrête pour enfiler pour imperméable. Quelques-uns de mes camarades font de même. Fausse bonne idée car 2 km plus loin la pluie cesse et laisse vite sa place au soleil. A Roinville nous traversons la route principale pour nous diriger vers St Cyr sous Dourdan par Les Loges. Franck monte à un bon rythme et je suis à distance. En haut nous avons un peu d’avance et j’en profite pour m’arrêter et ôter mon imperméable. Nous continuons notre remontée au nord et descendons sur La Val St Germain, avant de traverser St Cyr sous Dourdan pour rejoindre Forges les Bains par Angervilliers. Ici beaucoup sont presque ravis de monter la décharge après 170 km dans les jambes J Franck bien arrivera largement le premier en haut, et ce sans forcer son talent. Arnaud apprend à gérer son effort en longue distance, mais derrière cela commence à s’étirer.

 Nous approchons du terme de ce périple. Janvry, descente du déluge et La Folie Bessin montée tranquillement. Reste Villejust, Longjumeau et ultime montée sur Chilly pour atteindre Carrefour. A peine arriver que quelques gouttes font leur apparition. On s’en sort bien !

 Ce parcours sur des routes assez différentes de l’habitude semble avoir été plutôt apprécié, et seul le vent nous a un peu perturbés. Nous aurons parcouru les 192 km de ce circuit à 28,2 km/h en grande partie grâce à Franck et Amadeu, le tout pour 1700m de D+.

 Pour les détails :  https://www.strava.com/activities/547171483

 

23 avril : Liège-Bastogne-Liège Challenge (info Igor)

 Nous y sommes, enfin ou déjà c’est selon, à ce grand rendez-vous avec « La doyenne ». En effet cette classique de printemps qui fait partie des « 5 monuments » avec « Le Tour des Flandres », « Milan – San Remo », « Paris – Roubaix » et « Le Tour de Lombardie ». Nous sommes 12 à porter les couleurs du VCBS à travers les Ardennes belges : Arnaud, Aurélien, Christophe C., Didier P., Franck, Fred, Gilles, Guy, Lionel, Loïc, Thierry et moi-même. Il y a donc 5 coursiers parmi nous. Vraisemblablement, il sera difficile de rester ensemble sur tout le parcours.

Nous prenons la route en début d’après-midi en direction de Liège, afin de pouvoir retirer nos kits le soir même, et nous éviter cette formalité chronophage samedi matin. Il fait beau et bon, et surtout l’ambiance est excellente, au point que nous plaisantons sur les prévisions des conditions météo médiocres du lendemain. Notre planning se passe comme prévu et nous arrivons au Château de Wégimont à moins de 20 km de Liège pour y passer la nuit. Après un souper convivial et des hôtes fort serviables et accueillants nous regagnons nos chambres afin de goûter à un repos mérité avant une dure et longue journée.

 Samedi 5h10 : c’est le réveil ! Nous nous habillons, faisons nos sacs et prenons notre petit déjeuner dès 5h30. Une faveur appréciée, car ce domaine ne sert habituellement qu’à partir de 7h. Lorsque nous prenons la route vers Liège, c’est une bruine et une température de 3°C qui nous accompagnent. Nous faisons donc contre mauvaise fortune bon cœur. Arrivés sur place devant les halles de la foire, nous finissons de nous équiper et nous élançons à 6h30, sous une pluie fine, et avec un peu d’avance sur nos coursiers pas tout-à-fait prêts.

 Les premiers kilomètres ne sont pas les plus jubilatoires, car dans la ville. Dès que nous la quittons au bout de 8 km, c’est pour gravir la côte d’Embourg sur 5 km à environ 4,5%. Côte bien évidemment non recensée dans les 9 côtes « officielles » de ce LBL 2016. Des groupes parfois importants se forment, et pour notre part nous parvenons à rester relativement groupés malgré les cassures que provoquent ces groupes au gré de la circulation inverse. Nous tentons de nous réchauffer dans ce froid hivernal. Quelques cyclos ont sorti le cuissard court, mais les collants, veste thermique, sur-chaussures épaisses et gants hiver sont plutôt la norme. En étant en corsaire, je fais partie de la minorité et j’avoue avoir les mollets plutôt au frais !

Côtes et descentes se succèdent avec de rares sections planes jusqu’au km 48, et après avoir traversé une première fois Remouchamp la ville de Philippe GILBERT, – à Bomal - où est placé le 1er ravito, et ce sans avoir franchi une côte officielle. Ce profil est d’ailleurs révélateur du programme de la journée. Nous nous retrouvons à ce ravito, mais au moment de repartir c’est un peu le souk. Entre la foule, nos imperméables, nous avons du mal à nous repérer et nous retrouver et repartons un peu dispersés. De plus avec le froid, plus ou moins consciemment, nous avons envie de ne pas nous attarder. Pour couronner le tout, la reprise après ce 1er ravito est à l’instar de nos rallyes : au pied d’une côte ! Sauf que là, à part quelques courtes descentes, cela monte pendant 25 km avec relativement souvent des passages de 6 à 9% ! C’est ainsi que nous atteignons le point culminant de la journée à 580m d’altitude. Sur tout ce passage, la densité de cyclos est importante, et tout en surveillant nos camarades devant, je surveille en même temps derrière. Mais cette longue ascension dans le froid et sous une pluie fine nous disperse à nouveau au milieu de cette multitude de frappadingues, et je me retrouve accompagné uniquement de Guy et Arnaud. Au passage, Arnaud doit avoir une certaine appréhension et tente de gérer ses efforts au mieux, car il n’a jamais dépassé les 220 km. S’ensuit 8 km de descente assez rapide sur une route assez large et roulante avec quelques virages assez techniques malgré tout, pour entrer dans La Roche-en-Ardennes. Juste le temps de traverser cette petite bourgade et dès la sortie de celle-ci nous abordons la 1ère côte officielle de ce challenge, celle éponyme de cette ville : 2900m à 5,6% de moyenne et des maximum à 10%.

 Je la monte au train, Guy et Arnaud derrière moi, car la route est encore longue. Nous poursuivons avec une succession de côtes, certaines à 8%, et finissons par rejoindre Fred qui était devant. Nous arrivons finalement à Bastogne après avoir parcouru « seulement » 112 km. Le scénario du 1er ravito se reproduit évidemment et naturellement : on se retrouve et on repart plus ou moins ensemble.

 Dès la sortie de Bastogne on prend le vent de plein front. Je me dois de saluer le comportement très solidaire de nos camarades coursiers qui ne cherchent aucunement à se tirer « la bourre » et nous attendent autant que possible. Malheureusement avec le nombre élevé de cyclos, pas toujours facile de rester ensemble, surtout sans maillots distinctifs à cause de nos imperméables. En effet, malgré un temps exécrable et pire que les années précédentes, la participation est en hausse de 300 et atteindra 7900 inscrits sur les 3 parcours proposés.

Après Bastogne, le profil est un peu moins compliqué pendant 18 km – il est même globalement descendant - et nous finissons même par être à l’abri du vent en traversant des bois. Peu avant Houffalize, je brieffe Thierry qui se retrouve à côté de moi : « après le rond-point, carrefour à droite et tu mets tout à gauche. Te pose pas de question ».

En plus, Thierry doit se contenter d’un 39x25. Moi je suis en 34x29. Bon, on n’as pas le même niveau. A Houffalize c’est la côte de St-Roch : 1150m, moyenne de 11% et un maximum de 20% ! Bref, un mur ! Je mets vite « tout à gauche » et tout va bien dans le 14% pour arriver au mur de 20%. Je n’apprécie pas le froid et là je suis servi. Mes cuisses tétanisent, j’ai l’impression qu’elles vont exploser. J’ai mal, je ne peux plus appuyer, me mettre en danseuse et je me sens mettre pied à terre. C’est là que Loïc me dépasse et m’encourage. Du coup, je serre les mains sur le cintre tant que je peux, tire sur le guidon avec la tête plus qu’avec l’énergie, et j’arrive au sommet sur le vélo. C’est fou ce que 3 mots peuvent être efficaces. Merci Loïc J Par contre je suis inquiet pour La Redoute, La Roche aux Faucons et St-Nicolas.

 Je me retrouve isolé de mes camarades par la suite et chope un petit groupe qui me permet de m’abriter. Ce n’est pas mon style de sucer, mais après St-Roch, je le sens mal et cherche à produire le moindre effort. J’arrive ainsi à Limerlé où est placé le 3ème ravito et retrouve Loïc, Franck et Aurélien. Franck nous indique la présence de sandwiches salés et nous nous jetons dessus pour casser le début de saturation du sucré. Peu de temps après arrivent Thierry et Guy. Deux sandwiches plus tard, nos coursiers sont sur le départ. Je suis face à un dilemme : je pars avec eux au risque de ma griller car ils sont plus forts que moi, où j’attends mes autres camarades au risque de choper froid et même pire ? J’opte finalement pour la 1ère option.

Dès la difficulté suivante, ils accélèrent et je les perds. Bon, je suis à distance sans user trop de cartouches et finis par être doublé par un trio que j’accroche et qui finit par me ramener sur leur groupe. Pile-poil avant d’aborder un long passage globalement en faux-plat descendant de 18 km, dans un groupe conséquent qui roule entre 35 et 40 km/h jusqu’à Trois-Ponts. Trois-Ponts marque le pied de la 3ème côte, la côte de Wanne : 2200m, 7,5% de moyenne, maximum 13%. Les 800 derniers mètres sont dans un état exécrable. Une chaussée granuleuse, défoncée, limite des pavés. Puis c’est la descente sur Stavelot où est placé le 4ème ravito. Descente tout aussi désagréable et dangereuse. Habituellement, avant Stavelot, nous franchissons le mythique mur de Stockeu où trône une stèle dédiée au grand Eddy Merckx. Cette année, nous l’évitons car il est en travaux.

Dans les côtes où une rare éclaircie daigne se montrer, j’ai vite chaud dans ma thermique. Mais dès que le ciel se couvre de nouveau, je la supporte sans problème, et même l’apprécie.

Nous repartons du ravito en abordant un secteur pavé en faux-plat montant. Dès que nous le quittons c’est pour attaquer la côte de La Haute Levée : 3500m, 5,6% de moyenne et un maximum de 12% sur la 1ère partie. Que du bonheur en repartant du ravito ! Au sommet de La Haute Levée, nous sommes sur la commune de Francorchamps, célèbre pour le grand prix de F1 de Spa-Francorchamps. De là une descente sur une route assez dégradée au bas de laquelle débute la 4ème côte, le col du Rosier : 4500m, moyenne de 5,7% et un maximum de 12%. Après quelques centaines de mètres je rejoins un petit groupe d’italiens. En pleine ascension ils parlent plus que Seb et Jean-Louis réunis. C’est peu dire ! C’est tellement soulant que j’appuie un peu plus pour ne plus les entendre. Au sommet, j’ai le plaisir, et même la joie, de retrouver Loïc, Franck et Aurélien qui nous attendent. Je ne continue donc pas tout seul, isolé, voire en chasse patate. Grâce à eux, nous intégrons un groupe conséquent pour aborder la vallée d’une trentaine de kilomètres qui sera parcourue entre 35 et 40 km/h elle-aussi. Malheureusement, cela frotte aussi parfois un peu trop et nous voyons à un moment un cyclo allongé dans le fossé avec les secours qui s’affairent autour de lui. C’est ainsi que nous arrivons pour la seconde fois à Remouchamp, que cette fois nous traversons, accompagnés par une averse de grêle. Non seulement cela fouette le visage, mais je me dis qu’aborder en danseuse la mythique La Redoute sur des glaçons, que cela ne doit pas être génial ! Fort heureusement cette grêle s’arrête alors que nous abordons La Redoute. A ce moment, mon compteur indique 27,1 km/h de moyenne. Dès les 1ers mètres Aurélien s’échappe, suivi de Franck et Loïc. Je ne joue décidément pas dans la même catégorie. La côte de La Redoute est particulière, calme et déserte malgré l’omniprésence habituelle des camping-cars. Le froid hivernal n’y est pas étranger. En ce qui me concerne, et comme je le craignais, cette ascension est difficile : 1650m, 9,7% de moyenne et des maximum à 20%. C’est aussi la 1ère côte chronométrée du jour. Et c’est encore plus un plaisir de voir mes 3 camarades qui attendent au sommet. Mais La Redoute est vicieuse. Après la banderole cela continue de monter, avant d’apprécier une courte descente à laquelle succède une côte de 7%. Bref : quand y’en a plus, y’en a encore. Et en arrivant au sommet ma moyenne a chuté à 26,8 km/h.

 C’est ainsi que nous arrivons à Sprimont pour l’ultime ravito au km 231. Nous y repartons à 6 – Aurélien, Franck, Loïc, Thierry, Guy et moi – avec une belle « joyeuseté » comme dirait Robert. Autrement une montée à 8% ! Nous apprécions cette attention belge à sa juste valeur. Après cette montée, assez courte mais pénible, c’est essentiellement de la descente jusqu’à Esneux. Sachant ce qui nous attend au pied de cette descente, je me lâche comme je ne l’ai pas fait depuis longtemps pour rester au contact. Une véritable violence, et si je dépasse mes limites tout se passe bien au final.

Esneult, c’est le pied de la 8ème côte recensée : La Roche aux Faucons, 1500m, moyenne 9,9% et un maximum à 16%. Une ascension abordée par une voie différente cette année, et bien plus difficile car exempte de tout temps mort. Pour ma part, je passe le final – le plus raide – au mental, je ne sais trop comment, et laborieusement. D’ailleurs le cardio ne dépasse pas les 160 pulsations, signe d’une fatigue avancée. Là aussi je retrouve avec un plaisir inespéré Franck, LoÎc et Aurélien qui m’attendent, m’encouragent, et me félicitent. Aurélien et Loïc qui l’ont faite en 2015, la trouvent aussi plus raide et compliquée à franchir. Cela me rassure quelque part.

 Là, c’est descendant pendant une quinzaine de kilomètres. Là encore je m’accroche, piètre descendeur que je suis devenu ! Et nous entamons la 9ème et dernière côte du parcours, St-Nicolas : 1400m, 7,6% de moyenne et un maximum à 13%. Après 256 km, ça pique ! Je l’aborde le premier et lance à mes camarade « allez-y ! ». C’est en effet la dernière côte chronométrée après La Roche aux faucons. Aurélien donne tout, passe entre une voiture qui monte et celles en stationnement. Je ne le reverrais qu’en haut. Je conserve à vue un bon moment Franck et Loïc, malgré que je sois cuit. Le cardio plafonnant à 155 étant assez révélateur, sachant que mon max est à 182 cette année.

 Mais après un peu de descente urbaine, il reste la montée d’Ans menant à l’arrivée des Pro, et qui oscille quand même entre 5 et 7%. Il ne nous reste plus qu’une dizaine de kilomètres pour rejoindre les quais de Wallonie d’où nous sommes partis. Cette poignée de kilomètres restante est plutôt descendante. Mais à la faveur d’un groupe pressé visiblement d’en finir, je reste plutôt dans le « dur », et c’est avec satisfaction, et même plaisir, que j’aperçois finalement l’arche de l’arrivée.

Je suis vraiment content d’en terminer.

C’est le 4ème LBL que je fais, et si j’ai souffert lors du premier à cause de problèmes intestinaux, celui-ci reste sans aucun doute le plus dur du fait de ces conditions climatiques très difficiles.

Je tiens à remercier particulièrement Aurélien, Loïc et Franck qui m’ont attendu et m’ont permis de boucler ce LBL à 26,4 km/h de moyenne, et 271 km pour 4600m de D+. Mon plus rapide sans aucun doute. Ensuite arrivent Guy et Thierry, alors que nous terminons de nous changer. Moi je file prendre une douche bienvenue.

 Le temps que nos camarades arrivent, nous savourons une Jupiler (la bière locale) et un savoureux hot-dog !

 Bravo à Arnaud, Franck et Thierry qui bouclent leur premier LBL, et surtout sur le grand parcours, alors que les grandes distances ne sont pas à leur programme.

Félicitations également à Aurélien et Loïc, qui s’ils étaient déjà venus, découvraient eux aussi le grand parcours.

Avant de prendre définitivement la route du retour, nous nous arrêtons dans un restaurant repéré par Fred « arrête-toi au Buffalo Grill ». En fait un mexicain avec animation et chants dans la salle. Qu’importe, un bon repas salé après cette journée, c’est trop bon !

Le retour se passe sans encombre, et c’est à prêt de 3h du matin que nous nous séparons à Chilly pour aller gouter à un repos bien mérité. Fred sévira quand même une dernière fois en inversant sa roue avec celle de Christophe !

 Pour les détails : https://www.strava.com/activities/555129375

 Le profil de LBL Challenge :

Les classements :

1er mai : Les « Anges gardien » de la Vélostar (info Igor)

Après un LBL réalisé dans des conditions météo difficiles, je n’étais pas franchement motivé pour remettre cela sur le vélo. Aussi je m’abstiens de me rendre à Mennecy ce samedi. Par contre en échangeant avec Didier Ferrari pour prendre de ses nouvelles, il me parle des « anges gardien » de la Vélostar dont il fait partie ce 1er mai.

Les « anges gardiens » KESAKO ? Et bien c’est un groupe de cyclos dont le rôle est d’accompagner et encourager les coursiers plus ou moins à la dérive, et ne pas les laisser seuls dans la « pampa ». Il me propose de participer, ce que j’accepte. Autant me lancer dans une cyclosportive avec les 20 premiers kilomètres plats, où cela frotte avec un risque de chute important, ce qui ne m’enchante pas, mais la faire dans ces conditions mérite d’être vécu juste pour voir.

 Dimanche matin nous sommes donc 4 « anges gardien » à être présents sur la ligne de départ. Outre Didier et moi, il y a Bernard et Laurent. Nous avons le privilège d’avoir un dossard prioritaire, d’être en 1ère ligne pour la présentation officielle et d’avoir entre nous Yoann Offredo. Pour une fois, je ne vois pas de loin un pro sur une cyclosportive !

Dès le départ donné, nous nous arrêtons à droite afin de laisser passer les participants et de prendre notre place à l’arrière. Au départ réel, le rythme est tout autre, et nous voyons rapidement le peloton s’étirer, se scinder, et perdre de vue les premiers. En roulant entre 30 et 35 « seulement » pour une cyclosportive, nous rattrapons vite quelques participants, plus dans le tempo rando FFCT. Puis ce sont des concurrents qui visiblement se sont mis dans le rouge en tentant de suivre le paquet.

Et c’est ainsi que se forme le « grupetto », que nous animons à un rythme soutenu mais raisonnable, et pour l’instant nous ne sommes pas les seuls à être devant. Nous passons ainsi Vert le Grand, St-Vrain pour arriver à Lardy après 22 km, et aborder la 1ère cote assez sévère, puisqu’elle fait 1.5 km avec de long passage à 8-9% pour monter sur Torfou. Bernard, qui n’est pourtant plus un jeune homme, monte en tête. Je reste à quelques encablures avec 2 coureurs interposés. Derrière c’est bien éclaté. Au sommet certains coureurs poursuivent leurs efforts tandis que nous attendons, et que les autres membres du groupe préfèrent rester avec les « anges gardiens ». Nous continuons jusqu’à St-Sulpice-de-Favières avant d’aborder la seconde côte, plus courte, mais aussi avec des secteurs plus raides encore. Nous encourageons ceux qui sont dans le dur et au sommet nous relâchons notre effort, toujours pour permettre le regroupement. A Souzy-la-Briche, nous roulons jusqu’à Venant pour attaquer la côte suivante moins sévère. Au fil des kilomètres, nous reprenons des concurrents qui ont fini par céder à s’époumoner de suivre un groupe trop fort pour eux. Et petit-à-petit notre groupe s’étoffe tout en roulant bien. Nous traversons ainsi Boutervilliers, Chalo-St-Mars, Chalou-Moulineux et arrivons enfin à Pussay à mi-parcours, où est placé le ravito. A la demande de plusieurs participants, nous nous arrêtons au ravito afin de les attendre et les accompagner pour la suite. Notre moyenne est à ce moment quand même à 31,1 km/h, mais cela ne devrait pas durer car nous allons avoir bientôt le vent défavorable.

Nous reprenons notre route vers Guillerval, descendons sur Méréville, vers le nord jusqu’à Saclas, de nouveau le sud, pour reprendre vers l’est jusqu’à St-Cyr-La Rivière. Entre le vent et la fatigue, le rythme ralentit singulièrement et les bosses qui s’enchainent, bien que raisonnables, font mal et des dégâts. Les « anges gardiens » font leur travail en attendant, revenant en arrière, ramenant les plus en difficulté vers le groupe, et en les protégeant du vent.

La Forêt-Ste-Croix, Puiselet-le-Marais, D’Huisson-Longueville, Guigneville et Mondeville. Notre vitesse est désormais bien plus lente car certains sont vraiment en difficulté, malgré notre présence et nos efforts. A Mondeville, nous faisons un détour pour rejoindre Champcueil par Beauvais, ce qui permet d’atteindre le pied de la dernière difficulté du jour avec la côte de Champcueil. Elle fait mal, et pour beaucoup seule la pensée de savoir qu’ensuite il reste moins de 10 km pour en finir les aide. Les coureurs sont complètement éparpillés au sommet.

De notre côté, nous nous regroupons rapidement et filons jusqu’à l’arrivée, face au vent, par Chevannes et Mennecy.

 Les 135 km de la Vélostar sont bouclés à 27.5 km/h de moyenne pour 1090m de D+

 Pour les détails : https://connect.garmin.com/modern/activity/1149389289

 Ce fut une expérience intéressante de vivre une cyclosportive ainsi, sans la pression du chrono et en soutenant ceux du fond, les anonymes. D’autant plus que s’il faisait frais au départ, le beau temps nous a accompagné tout le long. Alors à l’année prochaine peut-être ? Avec plus d’anges gardien ?

Dimanche 15 mai : sortie club (info Igor)

 En ce dimanche matin il fait frais, même si le ciel est plutôt clément. Décidément le printemps a du mal à prendre ses quartiers. De même avec ce dernier week-end prolongé de mai, les effectifs sont réduits. En ce qui me concerne, dès le départ, j’ai de mauvaises sensations. J’ai l’impression de rouler avec la roue arrière bloquée. C’est le contraste avec la sortie que j’ai faite dans la semaine.

Nous partons en direction de Longpont-sur-Orge, pour rejoindre Arpajon en longeant l’Orge. Avec La Norville, nous abordons la 1ère cote du jour. Brève, mais elle fait toujours mal. Ensuite c’est une bonne dizaine de kilomètres de plat jusqu’à la sortie de Bourray-sous-Juine. Nous montons ensuite sur Orgemont, et à partir de là, le parcours sera sensiblement plus vallonné. Si je monte parmi les premiers, j’ai le sentiment d’être bien plus dans le dur. Après Boissy-le-Cutté, nous prenons à l’ouest jusqu’à Etrechy pour monter vers Chauffour-les-Etrechy, que nous décidons de gravir à un train de sénateur.

 Nous poursuivons jusqu’aux Granges-le-Roi et remontons au nord par Dourdan. La cote pour en sortir me voit m’installer un peu plus à l’arrière du groupe, où je tiens compagnie à Rodolphe, Dionisio et Lionel, qui se remet de son douloureux LBL. Après la descente qui s’ensuit, nous prenons avant de traverser l’A10 la direction de Bouc-Etourdi. Tellement étourdi qu’à la faveur de la descente nous manquons la bifurcation à droite, puis celle à gauche à l’entrée du hameau !

Nous remontons de là vers le nord-est jusqu’à Angervilliers, puis Bonnelles et Pecqueuse. Nous évitons Limours, et c’est par Forges-les-Bains que nous arrivons au pied de Roussigny. Au fil des ascensions, je me suis installé franchement en queue du groupe. Devant, Christophe G. et Amadeu se font plaisir. Au lieu de prendre comme d’habitude vers Janvry, cette fois, nous redescendons à Briis-sous-Forges, puis Fontenay-les-Briis, où nous prenons congé de Rodolphe et Didier qui rentrent directement à Arpajon. Pour notre part, c’est Mulleron et enfin Janvry. C’est par le Déluge que nous rejoignons La Folie-Bessin, puis Villejust pour rentrer sur Chilly par Longjumeau. Je suis pour ma part bien content d’en terminer !

 Nous aurons parcouru 120 km à la modeste moyenne 26,8 km/h pour 1220m de D+

Pour les détails : https://connect.garmin.com/modern/activity/1169265418

Pentecôte dans le Cotentin ( info Philippe Droit)

C’est à partir de Cherbourg, la Manche et la Basse-Normandie, que pour le week-end prolongé de la Pentecôte (15 et 16 Mai), le club des cyclotouristes cherbourgeois nous a donné rendez-vous pour participer à 2 brevets cyclotouristes comptant au plan National pour le challenge de France.  Ces 2 brevets intitulés « La Hague » et « La Saire » ont pour but, de vous faire découvrir le Cotentin.

L’ensemble des participants ont pu admirer la richesse des paysages du Cotentin, et apprécier l’accueil chaleureux des membres du club de Cherbourg.

 Après Vannes et le Morbihan l’année dernière, le week-end de la Pentecôte nous offre cette année l’occasion d’effectuer un séjour de 3 jours à Cherbourg et le Cotentin. Ce séjour qui sans conteste, restera gravé dans les souvenirs des 9 participants, dont Robert et Irène Morlet, Jean et Théarith Laroche, Yvon et Jacqueline Mars, Claude et Colette Monnereau et moi-même.

Le Cotentin dans le département de la Manche (50), désignait à l’origine le Pays de Coutances.  Aujourd’hui avec Cherbourg-Octeville et la région de Carentan, le Cotentin nous réserve mille et une raisons d’apprécier dans une mosaïque de couleurs, le charme de ses différents terroirs délimités : côté N/O par la Hague et ses falaises, coté N/E le Val de Saire et son jardin maritime, au centre la région bocagère de Valognes appelée « le petit Versailles Normand », au S/O la Côte des Isles qui fait face aux îles Anglo-Normandes et au S/E les marais inondables du Bessin et les plages du débarquement.

Samedi 14 Mai, au rendez-vous fixé chez Robert et Irène, nous sommes 9 à rejoindre (sans parapluie) Cherbourg, pour participer aux randonnées des 15 et 16 mai organisées par le Club des Cyclotouristes Cherbourgeois.

 Un arrêt à Ste-Mère-l’Eglise « 1ère ville française libérée le 6 Juin 1944 par le parachutage des troupes US », nous donne à revisiter l’histoire de la bataille de Normandie et des plages du débarquement.

A St-Sauveur-le-Vicomte, son château féodal du 11ème et 12ème siècles, nous ramène à la guerre de Cent Ans, et l’occupation de la Normandie par les Anglais !...

En tant que cyclotouristes, St-Sauveur (site BPF) nous donne l’occasion de quérir sur notre carte de route de la Manche, un cachet supplémentaire lors d’un circuit vélo qui nous fait découvrir la pittoresque station balnéaire de Portbail, qui fait face à Jersey situé à 22 km.

Dimanche 15 Mai : A Tourlaville où nous avons pris nos quartiers au Centre de la Ligue de L’Enseignement du Collignon, le petit déjeuner est aux couleurs du VCBS. Nous avons en effet rendez-vous à 8h00 à Cherbourg pour participer au brevet de « La Hague ».

La Hague, nommée « la petite Irlande », est décrite comme « paisible et généreuse, sauvage et authentique, attachante et romantique, rurale et maritime »… Son nom lui vient du dialecte normand signifiant « un terrain clos ou enclos ».

La sortie de Cherbourg nous amène tranquillement par l’arsenal et le port de plaisance, sur la route de la côte et Querqueville, où l’on a une superbe vue sur la rade de Cherbourg.

A Greville-Hague (pays natal du peintre J.F. Millet), Omonville où (le poète J. Prévert) est enterré, nous voici plongé dans le monde des arts.

A Si-Germain-des-Vaux, si ce n’est pas les Alpes, franchir le raidillon de l’Anse St-Martin relève, avec sa pente à 12%, d’un grand prix de la montagne ! Au pied est niché Port-Racine, réputé être le plus petit port de France, et porte le nom d’un ancien corsaire qui sévissait sous Napoléon.

A Auderville, nous voici au bout de la terre; enfin, à un bout puisque à l’extrémité ouest de la presqu’île du Cotentin. Dire qu’il m’a fallu venir jusqu’à ce cap, pour quérir mon 423ème tampon du brevet des Provinces Françaises !...

A Goury, le phare de la Hague construit en pleine mer dans les courants du raz Blanchard (l’un des plus forts d’Europe), du haut de ses 52m, protège le passage entre le cap et l’île anglo-normande d’Aurigny.

Le Cap de la Hague, c’est aussi pour la science, les 1ers essais concluants du télégraphe sans fil, par E. Branly. Reconnaissez que le cyclotourisme nous donne de multiples occasions d’enrichir nos connaissances…

 Nous venons de franchir un cap mais le plus dur reste à venir, puisque par la baie d’Ecalgrain sculptée par les vents, il nous faut gagner le Nez de Jobourg, dont les falaises (128m de haut) sont dites les plus hautes d’Europe.

La Hague c’est aussi à Beaumont-Hague, l’usine Areva de traitement des combustibles usés des réacteurs nucléaires du monde entier !... Nous quitterons assez vite ce site industriel pour retrouver  en direction de Herqueville, la côte avec sa falaise des « Treize-Vents », L’anse de Vauville qui abrite une réserve naturelle ornithologique, Biville et son massif dunaire, et au fil des kilomètres de grandes plages au sable d’or qui s’étendent jusqu’aux contreforts de Flamanville, et qui font le bonheur des adeptes du char à voile, speed-sail, planche à voile, body-board et surf…

Si vous n’êtes pas averti, vous risquez d’être surpris par le dénivelé avec des passages à 18% ! Ce qui explique que certains ont évité cette boucle, préférant regagner directement la station balnéaire de Siouville-Hague, où le repas du midi était dressé sous un chapiteau tout proche de la plage.

Est-ce les effets du repas ? La fatigue ? Lorsque le signal de repartir a été annoncé, j’avoue qu’il m’aurait été plus agréable de m’abandonner au farniente sur la plage !

 Après le repas, notre passage à Flamanville nous ramène sur le site de la centrale nucléaire construite au pied d’une falaise de 70m, et le chantier de la construction de L’EPR qui devrait entrer en service en 2018 !...Nous ne ferons que passer, préférant nous arrêter visiter le parc du château   construit sur les vestiges d’un ancien manoir du 11ème siècle entouré partiellement de douves, dont les jardins n’ont pas moins de 438 variétés de dahlias.  

Cet aspect champêtre ne nous quittera plus en regagnant Cherbourg, puisqu’en abordant la partie dite « sud de la Hague » et le centre de la péninsule du Cotentin, nous voici dans un paysage cette fois rural et typique du bocage normand, vallonné à souhait !

 A L’arrivée à Cherbourg, le compteur affiche plus de 1400m de dénivelé, pour le grand parcours  de 135km. Ce n’était pas une étape de montagne !...Seulement un brevet.

 Merci au Président et aux cyclotouristes du club des Randonneurs Cherbourgeois pour la gentillesse de leur accueil, l’accompagnement dont nous avons fait l’objet sur le parcours, et le pot de l’amitié offert au terme d’une très belle randonnée. Demain le Cotentin nous dévoilera un autre visage, celui de la « Saire ».


 

 

 

Dimanche 15 et lundi 16 mai - Escapade dans le Cotentin, 2ème partie « La Saire »

Lundi 16 Mai : Sur la plage du « Collignon » les mouettes et goélands  jouent avec le vent du large et chantent… La mer est leur espace.

Le nôtre aujourd’hui nous en éloignera juste un peu, pour découvrir un autre visage du Cotentin : Le Val de Saire, dont le nom lui vient de son fleuve côtier la « Saire », qui se jette dans la Manche. C’est également dans le cadre du cyclotourisme, le nom donné à une randonnée permanente initiée par le Club des Randonneurs Cyclotouristes Cherbourgeois.

 7h00 du matin, la salle du petit déjeuner est une nouvelle fois aux couleurs du VCBS. Entre les séquences (beurre et confitures) sur les tartines, nos échanges matinaux évoquent la difficulté du parcours du jour (eu égard à celui de la veille). Visiblement, le dénivelé de la « Hague » a marqué les esprits !...

8h00, nos amis cyclotouristes Cherbourgeois nous font l’honneur de venir nous retrouver sur place, pour prendre un départ en commun. Le parcours initial de 100km, est ramené à 80km, car le rendez-vous de la remise des récompenses est fixé à 14h30. C’est curieux, personne n’a protesté concernant  l’allégement du parcours !...

Le Val de Saire, surnommé le « jardin maritime de la Manche », se caractérise pour le plaisir des yeux, par la coexistence de deux univers différents : un bocage normand très verdoyant côté terre, et de vastes étendues et sites classés, côté mer. Dès le départ, le vallonnement quasi-permanent du terrain ne tarde pas, avec la longue montée de Tourlaville, à faire le ménage par l’arrière… Entre un paysage de haies sur talus, garantes dans la Manche de leur climat privilégié, les prairies, les mares, les champs cultivés, et les bois, la Saire nous offre une superbe promenade.

 A Le Vast (km 15), le pointage de notre carte de route nous donne à profiter, pour les uns : du calme et de la sérénité d’un pittoresque village (rendez-vous des peintres qui viennent y planter leur chevalet), pour les autres admirer la Saire et ses cascades, ou comme (Jacqueline et Colette), y déguster d’excellentes brioches au beurre, cuites au feu de bois (appréciées dans toute la région). 

Plus loin (km 21), La Pernelle nous offre un panorama en cinémascope sur la côte N/E du Cotentin, le phare de Gatteville, les îles Tatihou et St-Marcouf, ainsi que sur St-Vaast-la-Hougue. Une phrase reproduite sur la pierre de la table d’orientation mentionne : « Nulle part, le rire de la terre n’est plus éclatant que dans cette belle campagne de Val de Saire ». Tout est dit par l’auteur (René Bazin).

Quettehou, dont l’origine du nom vient des Vikings (peuples des pays scandinaves, qui envahirent la Normandie), nous ouvre la porte de la station balnéaire de St-Vaast-la-Hougue, blottie au cœur du Val de Saire.

St-Vaast (km 28), célèbre pour ses huitres, son port, sa tour Vauban sur la Hougue, m’offre d’obtenir l’ultime tampon BPF sur ma carte du département de la Manche.  

Reville (km 32), nous annonce avec le cap de la Saire, l’embouchure de la Saire. Ici la légende raconte celle d’un moine parjure qui nia grand dieu avoir reçu d’un modeste paysan une somme d’argent destinée au seigneur de Reville, en ces termes : « c’est un menteur et que Satan m’emporte et si je ne dis pas vrai que ma cellule soit le pont de Saire », ce que fit le diable ! Le moine sous diverses formes continuerait à roder sur le pont, mais l’on ne l’a pas aperçu depuis longtemps…

Barfleur (km 40), appelée « la perle du val de Saire »  est aussi un des « plus beaux villages de France ».

 Depuis l’époque des Vikings, le moyen-âge, jusqu'à nos jours, son histoire maritime est liée à son port, et aux activités ostréicoles. Ici « la Blonde » n’est pas une écervelée, ou une bière, mais un coquillage très réputé : la moule de Barfleur.

Le phare de Gatteville (km 47), relié au continent par une jetée de 130m, s’élève tel un cierge de pierre, à 75m de hauteur. Son faisceau lumineux a une portée de 56 km. Ici la mer n’est pas « qu’au bois dansé le long des golfes clairs »… Dans son poème « Tempête » Marie Ravenel écrit : « Voyez comme là-bas, la Manche tourmentée, charge de tout son poids la grève épouvantée »… Le raz de Barfleur est en effet l’un des plus dangereux pour la navigation en Manche.

Pour nous qui sommes en vélo, la route côtière qui nous ramène en direction de Cherbourg utilise beaucoup dans le nom des villages, la terminaison « ville », ainsi Neville-sur-Mer, Rethoville, Cosqueville, Fermanville… J’avoue avoir regretté dans cette partie du Val de Saire, la disparition des haies, tout comme celle du « Tue-Vaques », qui jusqu’en 1950 assurait la liaison ferroviaire entre Barfleur et Cherbourg ! En effet faire 20 km avec vent contraire, ne facilite pas vous en conviendrez, les choses !

 Tourlaville (km 76), le port du Becquet construit pour acheminer les pierres destinées à la construction du port de Cherbourg, nous donne d’apercevoir la magnifique rade. Nous voici presque revenu à notre point de départ.

La Saire, certes ne nous a pas dévoilé tous ses secrets, mais lors de notre randonnée nous a sans nul doute fait apprécier son charme et sa beauté.

Pour conclure, j’emprunte une nouvelle fois à M. Ravenel deux vers : « C’est un pli verdoyant pris entre deux hauteurs, tout parsemé d’attraits, de coups d’œil enchanteurs »…

Merci encore une fois au club des Randonneurs Cherbourgeois de nous avoir, les 15 et 16 mai, permis de découvrir le Cotentin, et la Manche.

Dimanche 21 mai - Villepreux / Les Andélys / Villepreux  (info Didier Pozzuoli)

Nous sommes seulement 3 membres du VCBS à nous présenter ce samedi au départ de cette édition de Villepreux-Les Andélys-Villepreux, Lionel, Dionisio et moi-même. Les absences en province, obligations diverses et soucis de santé expliquent les différentes absences.

 Nous prenons le départ à 7h20 sous un temps magnifique, avec du soleil et une douceur de 13°C. Des conditions rarement aussi clémentes pour un départ de cette randonnée, mais encore plus pour cette année 2016. Tout se passe bien, et l’allure augmente à la faveur d’un groupe auquel nous nous greffons. En ce qui me concerne, je me sens bien, mais par contre Lionel manifeste quelques faiblesses. Il m’avoue avoir notamment pris un œuf au petit-déjeuner et ne semble pas vraiment le digérer. Il ne parvient plus à suivre et nous nous résignons à laisser filer le groupe.

Après 2h de route nous devons nous arrêter, car Lionel se sent franchement mal et finit par rendre son petit-déjeuner. Nous repartons tranquillement et j’assure l’essentiel du tempo en veillant à mes compagnons, un peu aidé cependant par un autre cyclo qui s’est joint à nous.

C’est ainsi que nous arrivons à 11h20 au stade où est placé le contrôle avec le plateau repas, juste avant la descente qui mène aux Andelys. Après un sandwich et un coca salvateurs, nous reprenons la route un peu avant midi. Cette pause a fait du bien à Lionel qui est maintenant un peu mieux, nous roulons tous les 3, renforcés au fil des kilomètres par d’autres participants.

Peu après être reparti du dernier ravito au km 160, un groupe de Ballainvilliers nous dépasse à un rythme soutenu. Je suis dans un bon jour et parviens à prendre le groupe sans difficulté, et je prends beaucoup de plaisir avec une belle partie de manivelles.                           Lionel en pleine récupération

Après une côte abordée en tête, nous ne sommes plus que 4 dont une féminine qui est finalement la seule à relayer avec moi et nous maintenons un rythme qui oscille entre 35 et 45 km/h. Nous arrivons finalement à Villepreux avec 2400m de D+ et les jambes qui commencent à faire mal.

 Au final une belle sortie sous un temps superbe et un peu de vent et beaux paysages.