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3e trim. 2017

Samedi 10 juin -29e Chilly Sancerre

Mes  impressions personnelles (Irène)

 Le 1er PARIS – SANCERRE c’était le 18 juin… 1983, que d’évolutions depuis ! A cette époque les cyclos étaient satisfaits d’un simple sandwich et d’un fruit comme repas. A l’arrivée, nous leur remettions un diplôme et ils pouvaient acquérir une médaille souvenir. Et la dégustation ? Elle avait lieu lors de la remise des récompenses, en grandes pompes, dans la grande salle souterraine des Caves de La Mignonne dans une ambiance explosive !

 Les organisations ont évolué…  Nous venons de vivre la 29ème édition et je me réjouis de sa réussite, malgré le nombre restreint de participants. Aucune critique négative, que des compliments de la part des cyclos, parcours, prestations, accueil… Même ceux qui ont fait des erreurs de parcours n’ont pas critiqué le fléchage, mais ont dit avoir raté une flèche ! Amis cyclos, vous êtes formidables, merci.

 « Les absents ont toujours tort »

 

Info Igor

Ce 10 juin c’est le grand rendez-vous du VCBS avec le désormais traditionnel Chilly-Sancerre qui se déroule tous les 2 ans ! Les premiers départs sont planifiés à partir de 6h depuis la mairie, mais Fred et Guy en préparation de leur diagonale qui approche à grand pas, souhaitent faire l’aller et retour dans la journée. Avec Amadeu nous décidons de les accompagner dans cette épopée, ce qui sera pour nous une première sur un 400 ! En ce qui me concerne, j’ai un peu d’appréhension car non seulement je pars dans l’inconnu, mais cette année je n’ai qu’un seul 200 et un 190 dans ma besace ! Il y a mieux comme préparation pour un 400.

Pour une fois, je commence par adresser mes remerciements et félicitations à toutes et à tous les bénévoles qui se sont investis et ont offert leur temps pour cette organisation et sa réussite. Sans eux le VCBS ne vivrait pas et ne pourrait pas rayonner sur toutes ces routes !

C’est donc à 5h que nous nous élançons de Chilly en direction de Sancerre, à la lueur de nos phares. Le ciel est dégagé, le beau temps au programme, pas de vent et la température douce. Nous avons juste les manchettes au départ, et pour certains le gilet jaune.

 La 1ère cote arrive vite avec la montée de Gravigny pour rejoindre Savigny. A froid, elle calme encore plus ! Morsang, Fleury, et 1er gag en sortant de Fleury. Pris par l’habitude, nous prenons la ZI de Bondoufle ! Nous poursuivons et reprenons le parcours à la sortie de la ville en prenant la direction de Vert-le-Grand puis de Lisses, avant de descendre sur Mennecy. Le jour se lève, et personnellement j’apprécie beaucoup de rouler avec ce changement de luminosité qui donne une ambiance particulière. Par contre pendant quelques heures, avec le soleil rasant de face, la visibilité du fléchage ne sera pas idéale, ce qui nous vaudra quelques interrogations et mésaventures !

Nous passons ainsi Chevannes, Soisy-sur-Ecole, St-Sauveur-sur-Ecole, avant de passer devant le château de Fleury-en-Bière. A partir de là nous empruntons des routes où nous n’avons pas l’habitude de nous aventurer, voir totalement inconnues. Nous continuons vers le sud-est jusqu’à Macherin, avant de pénétrer dans la forêt de Fontainebleau pour prendre la « Route ronde » qui nous parait bien rectiligne. Seuls la vision d’une carte nous fait comprendre son nom !

 Nous finissons par prendre le sud et sortons de la forêt à Bourron-Marlotte, à la sortie de laquelle nous rencontrons le 1er contrôle et ravito. Nous nous arrêtons brièvement car la route est encore longue. La traversée de La Genevraye est particulièrement pittoresque et agréable. Pour l’instant le parcours est plutôt peu accidenté, même s’il y a quelques côtes à la pente modérée. Nous arrivons à Villemaréchal, et visiblement Jeannot nous y a trouvé la cote la plus raide du coin, brève, mais on la sent passer !

Nous continuons en traversant le Gâtinais, toujours sur un parcours peu vallonné, mais avec une altitude qui monte globalement régulièrement. Nous passons ainsi Pers-en-Gâtinais, La Selle-sur-le-Bied, St-Firmin-des-Bois avant de descendre sur Château-Renard. Nous remontons vite sur les hauteurs de la ville pour arriver au second contrôle à une moyenne un peu supérieure à 27 km/h, et où nous attendent les GO avec le plateau repas après environ 140 km. Nous mangeons rapidement, ravitaillons les bidons et repartons pour la seconde partie du parcours.

 Nous redescendons pour traverser la « vieille » ville qui se révèle agréable et bucolique. Elle mériterait une visite approfondie, mais pas aujourd’hui… En sortant de la ville, c’est cap plein sud et vite une bosse. Amadeu a du mal, et je mets cela sur la difficulté à remettre les jambes en route en attaquant une bosse après une pause. Cela m’arrive souvent. Nous poursuivons toujours vers le sud, sur un relief dégagé qui nous permet de profiter du soleil. Par contre Amadeu continue à avoir du mal dans chaque cote. Malheureusement, il s’avère qu’il est dans un « jour sans », et que comme bien souvent dans ce cas-là, cela arrive le mauvais jour. Nous arrivons ainsi à Arquian après 180 km et où se trouve le dernier contrôle du jour. C’est aussi quasiment le point culminant du jour.

En repartant, je me sens étrangement à l’aise. Je vois en sortant du village mon GPS en recharge sur ma batterie auxiliaire, et me dit que dès que possible je la remettrai dans mon sac à dos.

Et à ce moment, je percute que j’ai oublié mon sac à dos au contrôle. Je fais ½ tour, mais Fred et Guy un peu devant ne s’en aperçoive pas. Je récupère mon sac à dos et retrouve Amadéu qui m’attend à l’ombre d’un arbre.

Le parcours est globalement descendant jusqu’à La Celle-Sur-Loire, et à partir de Myennes nous longeons le dernier fleuve sauvage de France. Nous passons ensuite Cosne-sur-Loire et la traversons à la hauteur de St-Satur. Nous apprécions le paysage, les plages et apercevons aussi des baigneurs. De là, nous montons jusqu’à Sancerre, mais par un véritable mur ! J’apprécie avoir conservé ma cassette de montagne, et sans état d’âme je mets « tout à gauche », sachant qu’il y a encore le retour à faire. La fin de la montée est moins raide et permet de profiter du paysage donnant sur les coteaux du vignoble de Sancerre. S’ensuit une descente tout aussi raide, sur une route en très moyen état avant l’ultime, mais raisonnable, montée sur Chavignol, terme de cette randonnée où chaque participant peut déguster et apprécier son crottin de Chavignol, accompagné de 2 tranches et pain et d’un verre de Sancerre !

Nous échangeons avec les GO, Laurent et les 1ers participants qui arrivent et qui sont visiblement satisfaits de cette journée. Mais il nous faut déjà repartir. Sans Amadéu, trop en méforme ce jour pour se risquer au retour, d’autant plus qu’il commençait à avoir des crampes. Dommage, ce n’est que partie remise !

 10 juin : «Sancerre - Chilly », le retour direct dans la même journée

 Je suis sous la pression de mes 2 camarades d’aventure en mode « diago ». A peine le temps de finir mon crottin de Chavignol, sans même le déguster, que nous enfourchons de nouveau nos montures. Et comme le « départ » est en descente, pour le moment « tout va bien » ! Au pied de Sancerre nous prenons à gauche en direction de St-Satur et laissons à droite sans regret le mur qui mène à l’hôtel de Sancerre.

Nous prenons la route qui longe la berge droite du canal latéral à la Loire, ce qui est loin d’être désagréable. L’environnement est reposant, bucolique, et nous croisons régulièrement des plaisanciers qui voyagent par ce mode de transport pouvant paraitre désuet de nos jours. Peu avant d’arriver à la hauteur de Cosne/Loire, nous sommes particulièrement vigilants à l’état de la chaussée. En effet, c’est là qu’il y a 2 ans que Laurent G. avait fait un soleil mémorable en « plantant » sa roue avant dans une fissure, ce qui avait mis fin à notre tentative de faire l’aller/retour dans la journée. Nous constatons que la route a été bien réparée et qu’elle ne présente plus de danger.

Nous continuons le long du canal, tantôt à droite, tantôt à gauche, au gré des ponts qui l’enjambent. Nous arrivons à la hauteur de Belleville/Loire et dépassons sa centrale nucléaire. Pour l’instant tout va bien, malgré la chaleur bien présente et les quelques douleurs qui commencent à se manifester après 250 km parcourus. A la sortie de Chatillon/Loire, nous nous éloignons des berges du canal pour nous rapprocher de celles de la Loire. Et nous n’y perdons pas au change, bien au contraire. Son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO n’est décidément pas usurpé !

Nous laissons à notre droite Briare avec son célèbre pont canal – œuvre de Gustave Eiffel – qui traverse la Loire, avant d’arriver à Gien après 280 km au compteur en ayant maintenu depuis Chavignol une vitesse régulière entre 30 et 32 km/h, ce qui est plutôt bon pour notre tableau de marche. L’approche de Gien est un régal pour les yeux et nous fait oublier la fatigue qui progresse. Les berges de la Loire, son pont historique et le château qui le surplombe sont véritablement un enchantement ! Nous en profitons, sur l’initiative de Fred, pour faire une pause à la terrasse d’un bar pour prendre une boisson bien fraiche avant de poursuivre.

Nous reprenons avec une montée pour sortir de la ville. Celle-là, je l’avais oubliée. Pas très dure, mais désagréable après la pause et 280 km ! Nous poursuivons désormais notre route plein nord, mais aussi dans ce que l’on peut appeler « la France profonde ». Le paysage devient plus monotone, plat, et désertique. Nous traversons surtout des hameaux, au mieux de petits villages de campagne en voie de désertification. Les pieds deviennent douloureux avec la chaleur, mais aussi les muscles du coup, des épaules, du dos. Visiblement je ne suis pas le seul à sentir des douleurs un peu partout, car nous faisons tous de plus en plus souvent des étirements tout en roulant. Notre vitesse chute et tourne maintenant plutôt autour de 28 km/h. J’ai plus de mal à suivre et à relayer Guy et Fred sur le plat, même si paradoxalement, je semble plus à l’aise lorsque cela monte. Dans les descentes nous nous laissons aller pour économiser les coups de pédales. Une nouvelle expérience pour moi… Nous buvons régulièrement pour éviter la déshydratation mais les visages deviennent de plus en plus marqués, même si nous ne nous en rendons pas compte. Par contre les photos sont éloquentes…

Après 305 km nous arrivons à Lorris, le premier village avec des commerces, rencontré depuis Gien. Il est bientôt 19h et trouvons la boulangerie toujours ouverte. Il reste 2 sandwiches et 1 pan bagna que nous prenons avec une boisson. Nous mangeons, sous la halle proche, mais avec difficulté car la bouche est sèche et nous avons du mal à saliver, du coup nous buvons en même temps. Nous roulons maintenant dans le Gâtinais et traversons Chailly-en-Gâtinais.

Après 320 km nous chantons en trio pour célébrer mon record de distance personnelle battu ! Nous dépassons le seuil de la douleur et pédalons et roulons un peu comme des automates. En ce qui me concerne, je commence à trouver le temps long et je me demande ce que je fais là. Mais je n’ai pas vraiment le choix, je dois continuer. Heureusement que Fred et Guy sont avec moi. Leur présence est d’un grand réconfort et soutient moral, d’autant plus que contrairement à moi ils ne sont pas des néophytes sur cet exercice.

 

Nous passons Ladon, Corbeilles-en-Gâtinais, Beaumont-du-Gâtinais pour arriver à Boesses. A partir de là le parcours devient plus vallonné. C’est une succession de montagnes russes, mais au moins cela apporte de la variété et casse le rythme, ce qui n’est pas plus mal pour moi. 360 km parcourus et nous parvenons à Ondreville-sur-Essonne, la rivière éponyme. Nous descendons sur Malesherbes et avant d’entrer en ville, nous faisons une nouvelle et brève pause dans un cimetière pour nous ravitailler en eau. C’est bienvenu pour moi, car j’éprouve un peu d’écœurement avec la boisson isotonique. J’en profite aussi pour m’arroser largement les pieds. Fred et Guy enfilent aussi les chasubles jaunes, moi j’ai un plastron sur le sac à dos.

Le soleil baisse pour progressivement laisser sa place à la nuit. J’aime ce changement de luminosité, allié à la douceur de la température qui baisse. Nous retrouvons des routes un peu plus connues : Maisse, Boutigny, La Ferté-Allais. Nous avons déjà depuis quelques kilomètres tous les trois nos éclairages avant et arrière en service. Pour être vu, mais aussi pour voir, car le soleil a totalement disparu. Heureusement qu’à chaque bifurcation nos GPS passent en mode rétro-éclairage pendant quelques secondes, car nous aurions autrement du mal à suivre la bonne route. Cela ne nous empêche pas de nous tromper à l’entrée de St-Vrain. Je décide de faire demi-tour pour revenir sur la trace, car à 22h passée, de nuit et 395 km, je n’ai plus trop l’esprit et la lucidité pour réfléchir à la route et à éviter les rallonges et détours. Dans le centre de St Vrain c’est la fête. Les routes sont barrées et cela danse sur la chaussée. Mais la trace passe par là, alors nous montons les trottoirs. Les fêtards s’écartent et nous regardent passer un peu ébahis ! Il y a de quoi en voyant 3 frapadingues sur des vélos avec sacoches, sacs à dos et phares dans la nuit !

Nous finissons par reprendre le bon parcours et rejoignons Vert-le-Grand. Pour retrouver la « civilisation » à Bondoufle. Il y a peu de circulation et nous pédalons librement, à la fraiche. Le boulevard de Fleury à l’entrée de Viry est plus dense et « sportif ». Nous parvenons à Morsang, et à un carrefour des jeunes qui profitent de l’air frais sont aussi surpris de nous voir débarquer. Ils nous interpellent et nous encouragent dans une ambiance bon enfant. C’est là que je salue Fred et Guy pour rentrer directement chez moi, à Savigny, eux prenant la direction de Longjumeau et Ballainvilliers. Je les remercie, car sans eux je n’y serais peut-être – sans doute ? – pas arrivé. Leur expérience, leur présence et leur soutient m’ont été primordiaux !

Je me laisse glisser jusqu’à Savigny, et c’est après une ultime cote que j’arrive chez moi après avoir parcouru 420 km. Il est 23h30, je suis fourbu, cramé au sens propre comme au sens figuré, collant et salé de sueur, mais également fier et heureux d’avoir relevé et remporté ce défi ! En 2009 je n’avais pas participé à Chilly-Sancerre car un 200 était inimaginable pour moi et le mettais hors de portée. Le vélo, avec de bons camarades de galère, nous permet de nous dépasser, de relever des défis et d’aller plus loin. C’est aussi des expériences de vie, de cohésion et de camaraderie. Mais je vais attendre un peu avant de remettre ça !

Pour les chiffres : 420 km, 25,8 km/h de moyenne, 2560m de D+ et 16h20 de selle. Pour les détails, c’est ici : https://www.strava.com/activities/1031222541

18 juin : «La Byvicoise » à Brunoy (info Igor) 

 Pour ceux qui n’ont pas pu se rendre à Villemaréchal pour la « Jeannot Laroche » ce week-end, il y avait la possibilité de participer ce dimanche à la Byvicoise à Brunoy. A cette heure matinale il fait déjà plus de 20° et le ciel est sans nuage à l’horizon. Je passe prendre au passage Christophe C. et nous arrivons à 6h33 sur un parking de Carrefour désert !

 Qu’à cela ne tienne, nous partons en direction de Brunoy avec, entre autre, la trace crée par Michel P. Direction Athis-Mons pour longer les quais de Seine jusqu’à Villeneuve-St-Georges. A partir de là nous longeons l’Yerres et au détour d’une rue nous tombons nez à nez avec Christian P., Michel P. et Didier B. qui errent pour trouver la bonne route. Il s’avérera vite qu’en fait ils étaient sur le bon chemin ! C’est donc ensemble que nous arrivons au gymnase lieu de départ de cette randonnée, et où nous retrouvons Patrick venu directement et qui nous attend.

Alors que nous nous inscrivons, nous voyons arriver Laurent G. puis Eric C. Finalement c’est à 8 que nous nous élançons sur les parcours, le 100 km pour nous. Les premiers kilomètres sont, comme bien souvent, urbains, et nous progressons tranquillement. Ce n’est qu’une fois la traversée de Combs-la-Ville que nous pouvons enfin accélérer un peu, surtout sous l’impulsion d’Eric, qui fera l’essentiel du boulot ce matin.

Christophe est à court d’entrainement, Laurent va transpirer les merguez et le rosé de Villemaréchal pendant 100 km, et moi et dois me réhabituer à ne plus rouler en mode diesel suite au 400 de la semaine précédente et dont je ne semble pas avoir récupéré à 100% !

Nous partons plein Est avec un peu de vent de face vu qu’il est orienté du nord-est. La première partie du parcours est moyennement vallonnée avec une succession de cotes modérées et pas trop longues. On reste quand même en Seine-et-Marne ! Avant et après Soignolles-en-Brie, les cotes sont très rapprochées et plus ardues, mais impossible de faire jeu égal avec Eric. Dans Soignolles en bas d’une descente, il y a un carrefour prononcé où il faut prendre pleine gauche. Les organisateurs y ont dépêchés 2 signaleurs qui nous indiquent la route et gèrent la circulation. Nous ne manquons pas de les remercier au passage !

Nous passons successivement Courtequaine, Ouzouer-le-Voulgis, Chaumes-en-Brie, et ce n’est qu’après Beauvoir que le profil devient plus plat et régulier. Eric continue d’imprimer le rythme et assure – assume – de ce fait presque 50% des relais. A Bonfruit, je suis la trace du parcours officiel en prenant tout droit et arrivons devant un chemin non carrossable ! Nous faisons donc demi-tour et retrouvons le fléchage…

Nous arrivons à Yvernailles qui marque la boucle supplémentaire de 20 km en plus du parcours de 80 km. Direction plein Est en traversant La Fermeté (face au vent, cela ne s’invente pas…), puis infléchissons notre route vers le sud-est jusqu’à Quiers. A partir de là nous nous retrouvons avec le vent favorable, voir au pire de côté, ce qui influe positivement sur notre vitesse ! Par contre, revenus à Yernailles où nous retrouvons le parcours commun 80/100 km, en prenant vers le sud-ouest, nous avons le vent franchement favorable et là nous roulons rarement en dessous de 40 km/h ! Notre élan est juste coupé à travers champs avant Champeaux par le contrôle.

Après quelques kilomètres pour retrouver le rythme, nous reprenons notre belle vitesse de croisière après la traversée de Champeaux. Nous nous relayons bien, Christophe et moi en essayant de ne  pas trop casser le rythme imposé par Eric. A la hauteur du centre aéronautique de Réau, je tombe une dent pour ne pas mouliner exagérément. J’entends un petit claquement que je mets sur le compte d’un saut de chaine, mais Christophe m’interpelle soupçonnant un souci sur ma roue arrière. Je m’arrête et constate un fort voile : j’ai cassé un rayon. J’ouvre l’étrier, desserre le câble, et pourtant cela touche encore. Nous repartons, mais jusqu’à 25 km/h je sens nettement mon vélo qui dandine. Par précaution, j’essaie de ne pas dépasser les 35 km/h et j’aborde les virages avec prudence. Peu après Réau nous arrivons au dernier contrôle, puis après en être reparti Laurent nous quitte pour rentrer directement chez lui sans repasser par Brunoy.

Nous remontons jusqu’à Brie-Comte-Robert avant de retrouver la zone urbaine à partir de Périgny, pour arriver au terme de notre périple à Brunoy. A l’arrivée, nous apprenons que nous aurons été 222 participants et récupérons un cadeau par tirage au sort, auquel à droit chaque participant. Après une boisson et un petit sandwich nous reprenons la route du retour au terme d’une belle matinée.

 Nous aurons parcouru au total environ 140 km avec le parcours de 100 km de la Byvicoise à 29,9 km/h de moyenne pour 600m de D+.

Pour les détails : https://connect.garmin.com/modern/activity/1805409239

Dimanche 25 juin : «Entre plaines et bois » aux Granges-Le-Roi

 Cela ne se bouscule pas ce dimanche matin sur le parking de Carrefour pour se rendre aux Granges-le-Roi. Il n’y a que Christophe C. et moi ! Tant pis, nous partons à 2 pour rejoindre en vélo le lieu de cette randonnée bien excentrée. Nous partons au plus court, Ballainvilliers, Monthléry, avec un petit raidar à 10% pour se mettre en jambe à la hauteur de l’autodrome, Ollainville, Sermaise où nous prenons à gauche pour monter jusqu’à aux Granges-le-Roi avec déjà 41 km au compteur. Nous retrouvons sur place Jef qui est venu en voiture.

Encouragé par Christophe, nous nous inscrivons sur le grand parcours de 105 km et nous nous élançons en duo. A 2, les relais reviennent vite, surtout avec le vent défavorable. Il n’est pas excessif, mais suffisamment présent pour être pénible.

Nous partons par Corbreuse et nous nous dirigeons vers le nord-ouest, pour traverser Ste-Mesme, Ponthévrard, Sonchamp, pour arriver à Gazeran où est placé un peu avant le 1er contrôle. Nous y retrouvons Jean Esnault qui rallonge doucement mais surement les distances et avec plaisir. Après Gazeran, nous prenons le sud sur un parcours assez peu accidenté depuis le départ. Un bout de forêt pour arriver à Emancé et remonter vers Raizeux en laissant à notre gauche Epernon.

Entre Béchereau et Poigny-la-Forêt, nous tournons à gauche et pénétrons franchement dans la forêt de Rambouillet. Nous progressons sur une route étroite, avec de très rares voitures, et même certaines portions interdites aux voitures par des barrières fermant la route. C’est sympa et cela change d’autant plus que nous fréquentons depuis plusieurs kilomètres des routes où nous n’avons pas l’habitude de mettre nos roues.

Ce n’est qu’après 10 km que nous sortons de la forêt, juste avant d’arriver aux Bréviaires et des routes plus connues. Nous continuons jusqu’au Peray-en-Yvelines, puis La Celle-les-Bordes- avant de descendre sur Bullion et Bonnelles.

Le parcours devient un peu plus vallonné pour atteindre Angervilliers. A la sortie de la bourgade nous prenons à droite pour rejoindre le Val St-Germain, non sans franchir une bonne bosse, qui n’est en fait que le préambule du profil de cette fin de parcours. A peine le temps de digérer la descente, qu’au Val-St-Germain nous prenons la route des sueurs pour atteindre Sermaise. Je me lâche dans la cote pour me tester en vue du week-end suivant, car je serais sur la Forest’Cime. Cela ne va pas trop mal, mais Christophe accuse un coup de mou après plus de 135 km à ne rouler quasiment qu’à deux .

A Sermaise, nous retrouvons la route que nous avons empruntée pour nous rendre aux Granges-le-Roi, et il y a encore une belle cote. Nous prenons finalement l’option de rentrer directement sur Savigny.

Nous revenons par Breuillet, Arpajon, où nous prenons la vallée de l’Orge jusqu’à Brétigny, et enfin Epinay avant d’arriver à Savigny avec 168 km au compteur à 28,2 km/h de moyenne, et près de 1500m de D+. Le parcours de la randonnée aura été réalisé, lui, à 30,2 km/h de moyenne.

 Pour les détails : https://connect.garmin.com/modern/activity/1817867751

Samedi 1er juillet :«La Forest’Cime » à Arbent (01) ( info Igor)

Etape 1 : Arbent – Hauteville-Lompnès (01)

Pour la seconde année je me présente au départ de la Forest’Cime au départ d’Arbent, une ville en périphérie d’Oyonnax dans le Bugey. La Forest’Cime, c’est une randosportive qui se déroule sur 3 jours à travers le Haut-Bugey et le Haut-Jura limitée à 150 participants. Le départ se fait groupé, mais l’allure est libre et chaque jour une montée est chronométrée. A noter que les étrangers (hollandais, belges, anglais, allemands…) représentent 60% des inscrits !

 

 Alors que les prévisions météo en début de semaine étaient assez exécrables pour tout le week-end (orages entre autre…), elles sont en nette amélioration au moment de s’élancer. Pour ce 1er jour seul un vent de sud, donc défavorable pour l’essentiel du parcours, est à déplorer. Le ciel est plutôt dégagé au moment de donner les premiers coups de pédales.

 

Mais pour moi cela ne commence pas sous les meilleurs hospices. Déjà au regard de mes dernières sorties, ma forme est plutôt en berne. Ensuite en déchargeant mon vélo, je constate que mon pneu arrière est à plat. Je dois donc remplacer ma chambre à air. Enfin, je m’aperçois que j’ai oublié chez ma mère mon sac baluchon d’affaires de rechange ! Elle me l’amène en urgence et arrivera moins de 5mn avant le départ.

 

Après le briefing et les dernières consignes nous nous élançons en traversant Oyonnax comme en parade, et après 3,5 km, dès que nous sortons de la ville, nous abordons notre première ascension qui nous amène après 8 km au lac Genin.

 

Nous passons ensuite par Apremont et entamons une belle descente technique pour arriver après 30 km à Nantua, citée clunisienne. Au bord du lac qui borde la ville est installé le 1er ravito.

 

Tout le long de ces 3 jours nous aurons droit à des ravitos généreux et accueillants, tenus par des bénévoles aux petits soins ! Boisson, poudre énergique Overstim, fruits, barres, ce que l’on rencontre lors de nos rallye dominicaux. Mais aussi pain, fromages régionaux, charcuterie, ce qui évite la saturation du sucré.

 

Nous repartons en direction des Neyrolles où nous prenons le col de Colliard et ses 9 km d’ascension. Je le passe pas trop mal, ce qui est une bonne surprise. Mais je reste méfiant… Nous traversons le Valromey par un profil globalement descendant. Au km 66 nous arrivons à Lochieu où est placé le second ravito, mais qui est aussi au pied du col du Grand Colombier que doit franchir le TdF le 9 juillet par Virieux-le-Petit, appelé aussi « la directissime ». Cette montée – sur les 4 – doit son nom au fait que c’est la plus courte, mais aussi la plus raide, puisqu’il y a un passage à 22% ! Bien sûr c’est aussi celle qui est prévue par l’organisation, et qui fait l’objet du chrono du jour. Pour ceux qui ne le sentent pas, il est aussi possible de monter directement depuis Lochieu. C’est plus long, moins raide, et non chronométré.

 

 En repartant du ravito, devant moi il y a un cyclo avec le maillot Forest’Cime. Il prend à gauche, je vois la flèche, l’indication « col du Grand Colombier », et je le suis. Très vite la pente forcie, mais après un moment je m’étonne d’être seul. Je continue à travers la forêt, passe un long passage entre 16 et 18%. En sortant de forêt j’arrive à un carrefour je vois à gauche le col, et à droite … Virieux-le-Petit et de nombreux participants ! En fait, en suivant le cyclo devant moi, j’ai évité la directissime chronométrée. Lui l’a fait volontairement, moi non ! J’en bave vraiment, et visiblement je suis moins bien qu’il y a un an à la même époque.

 

 Au sommet, à 1501m, il fait frais, et si le ciel est bien couvert, au moins cette année nous pouvons profiter du panorama. Je récupère mon imper dans le sac baluchon avant d’entamer la descente

jusqu’à Culoz par les lacets. Non seulement la pluie fait son apparition dans la descente, mais je dois aussi m’arrêter pour regonfler, victime de toute évidence d’une crevaison lente. La route est en mauvais état et j’arrive dans les fameux lacets. Ils sont plus impressionnants en descente qu’en montant, car on se dit qu’il vaut mieux éviter de rater un virage car la marche est haute.

 

 Dans Culoz je m’insère dans un groupe qui repart. Il est composé essentiellement de hollandais, et sur le plat cela roule assez fort. A Lavours nous quittons la route principale qui longe le Rhône, et la pluie cesse. Nous avons une vingtaine de kilomètres assez plats jusqu’à Vireux-le-Grand, 266m, où est le dernier ravito du jour. Dans ce groupe, il y a une hollandaise qui ne cesse de parler à un point qu’elle me fait penser à Jean-Louis Petit !

 

A un moment, elle tente la conversation avec moi, mais son français est du niveau de mon flamand : abyssal ! Il s’avérera qu’elle a été la féminine la plus rapide dans l’ascension du Grand Colombier !

 

 Nous repartons pour environ 10 km de montée modérée pour arriver à environ 850m d’altitude. Il nous reste un peu moins de 15km pour arriver à Hauteville-Lompnès, terme de cette première étape de 140 km pour 3500m de D+. La douche, la collation, la bière et les massages sont bien appréciés avant le diner et une nuit partiellement réparatrice.

 

Pour les détails : https://www.strava.com/activities/1064271271

Etape 2 : Hauteville-Lompnès (01) – Prénovel (39)

 Cette seconde étape est la plus longue et encore avec un dénivelé conséquent. Aussi le départ est prévu pour 7h. Durant la nuit nous avons entendu de fortes averses, et ce matin les imperméables sont de rigueur, même si au moment de s’élancer il ne pleut pas. Par contre il fait gris et les routes sont mouillées, surtout il fait plutôt froid ! Moi qui n’aime pas ça, je suis servi et cela ne présage rien de bon.

Nous partons vers le sud par le col de la Lèbe. Devant, l’allure est régulée par les membres du team La Forestière, avec pour objectif d’arriver groupés au pied du col de la Biche. Ce col est la montée chronométrée du jour, et nous l’aborderons par le même versant que les pros du TdF le 9 juillet, qui l’auront en hors d’œuvre avant le Grand Colombier. Le col de la Lèbe est franchi après 8 km et nous entamons alors une longue descente d’une quinzaine de kilomètres, puis nous rejoignons Culoz que nous traversons. Nous remontons alors le Rhône, passons Anglefort, pour arriver après 45 km à Corbonod.

A l’entrée de Corbonod la route prend à gauche au carrefour. En tournant nous apercevons 20m plus loin les cellules de chronométrage, mais aussi et surtout un mur ! Aussi sec cela joue du dérailleur car nous passons directement à 13% ! Ce secteur chrono fait 10,5 km, et il y aura 8 km dont la pente oscillera entre 10 et 15% ! Avec ce froid (environ 7°C) et en cuissard court, je ne suis pas loin de vivre un calvaire ! Et si les pros ne l’ont pas reconnu, ils risquent d’être surpris.

Je parviens tant bien que mal au sommet avec comme satisfaction celle ne n’avoir pas mis pied à terre ! Je récupère dans mon sac de rechange une veste intersaison pour avoir moins froid pour la suite du parcours, et me lance dans la descente après être passé par le ravito.

Nous traversons de nouveau le Valromey, descendons jusqu’au Petit Hébergement pour remonter jusqu’au Poizat à travers le plateau de Retord. Sur cette partie, je rattrape la seule irlandaise de cette randosportive, et fais en sorte de l’accompagner jusqu’au Poizat où est le second ravito. Ce ravito est encore plus apprécié, car au regard des conditions météo il a été rajouté du café et du thé chaud qui se révèlent les bienvenus. Ici nous sommes encore à plus de 1100m d’altitude.

 

 En repartant nous descendons sur St-Germain-de-Joux. Cette route j’ai plutôt l’habitude de la monter. Bien que l’arrêt au ravito ait été bref, et avec un thé bien chaud, je grelotte dans la descente. A peine arrivés à St-Germain, nous ne bénéficions que de quelques centaines de mètres de plat avant d’aborder la cote suivante, heureusement plus modérée, à environ 6/7% pendant 12 km. Je la fais en bonne partie avec 4 essoniens du club de Bièvres que j’ai rejoints après quelques hectomètres.

Au km 122, nous arrivons sous la pluie à La Pesse pour l’ultime ravito du jour. Il nous est aussi proposé des journaux, car en repartant c’est une longue descente par Les Bouchoux jusqu’à St-Claude, capitale de la pipe. A la sortie de St-Claude, c’est la dernière difficulté du jour avec 14 km de montée. Mais je suis vidé, et je n’arrive pas à suivre mes compagnons qui pourtant ne force pas particulièrement.

 Après 163 km, j’arrive enfin à Prénovel au terme de cette étape. Je donne juste un coup de jet au vélo et ne prend pas le temps de faire le minimum d’entretien comme d’autres. Cela attendra demain, je n’ai qu’une envie : prendre une douche chaude et me changer pour éviter de prendre froid.

J’ai fait une moyenne de 21,7 km/h pour presque 3600m de D+.

 Pour les détails : https://www.strava.com/activities/1064271416