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Histoire du Club

 

Les origines du VCBS

En ces temps heureux, la révolution grondait.

Nous sommes fin 68 début 69, et, mis à  part la démission subite du Général De Gaulle, l'une des retombées inattendues de ces bouleversements politiques est le retour triomphal de la "petite reine". Le Roi est déchu : Vive la Reine !

Il faut savoir qu'à cette époque le monde du cyclisme est moribond : plus personne ne roule à bicyclette, et les clubs de vélo ne survivent qu'avec des effectifs faméliques. Malgré l'agitation sociale du moment, la période est faste depuis les années 50, et le restera jusqu'en 80 (les Trente Glorieuses). Le désintérêt des Français pour les déplacements autres que ceux à moteur est l'un des autres aspects pernicieux de cette époque de vaches grasses.

Est-ce la pénurie soudaine de carburant, aggravée d’une grève générale des transports pendant trois semaines, qui a redonné à nos concitoyens le souvenir de ce moyen de transport, génial et gratuit, apparu bien avant l’avènement de Sa Majesté l’Auto - j’ai nommé la bicyclette ?

Je ne résiste pas à l’envie de saluer au passage sa toute première ancêtre, la draisienne, "machine à courir", née dans les années 1813-1814, et que nous devons à Karl Friedrich Christlich Ludwig DRAIS, baron de Sauerbronn*. Ce "cheval de bois" comme il était appelé à l’époque, sera perfectionné rapidement en "cheval de fer" par les Anglais. Cependant, dans les cartons de dessins d’un certain LEONARD de Vinci, conservés au musée de Langeais, on peut admirer les esquisses pour le moins prémonitoires d’un premier cheval de bois**. On pouvait donc, de ce fait en 1815, au prix d’un petit anachronisme, brocarder Napoléon, non plus comme dans la chanson, à cheval sur un tonneau, mais sur le cheval de bois imaginé par le génial Florentin et réalisé par Drais***. Quid de Waterloo ?

Ou est-ce l’émergence de la vague écologiste dopée par la contestation permanente  de cette année 68 ?

Toujours est-il qu’un groupe de copains de Clamart, Vanves, La Croix-de-Berny et Antony décidèrent pour renouer avec la vieille tradition de retourner explorer à vélo la vallée de Chevreuse toute proche (la seule vallée au monde qui ne porte pas le nom de sa rivière - l’Yvette !) Ces trois premiers Mousquetaires, pour ne pas déroger à la tradition, étaient naturellement quatre : Claude LABOULAIS, Pierre OLIVAUX, Jean-Louis PHILIPPE et Claude MICHE, qui prirent l’habitude de se réunir le dimanche matin à Antony, pour aller "s’ajarasser", comme disait ma grand’mère, sur les belles routes du Hurepoix. Claude MICHE ne restera pas très longtemps au club ; Athlète éclectique, hyper doué et touche à tout du sport, on l’a vu figurer dernièrement sur le podium d’une course de ski de fond.

Pierrot OLIVAUX fera bénéficier pendant longtemps de ses connaissances mécaniques encyclopédiques, aux jeunes recrues, avant de se retirer sur ses terres bretonnes du coté de Ploërmel.

Quant à J.L PHILIPPE, sa haute taille et ses qualités d’acrobate en faisaient une sorte de "Valentin le désossé", jamais à court d’une pitrerie pour remonter le moral des troupes en haut des côtes.

A cette époque ce n’était que quelques pionniers aux tenues hétéroclites qui vélocipédaient ingambes - l’âme joyeuse et le cœur en fête, sans se soucier beaucoup de la cohésion de l’ensemble. Personne n’ignore que le cyclisme est un sport individuel qui se pratique en groupe : au sein des pelotons renaissants, rencontrés au hasard des sorties, les copains précurseurs furent vite en quête d’un club et d’un maillot. Le dernier de la bande des quatre avait la solution : Claude LABOULAIS, représentant en vins et spiritueux de son état, avait conservé de solides relations nouées au cours d’une carrière déjà bien remplie dans les milieux cyclistes : c’est ainsi qu’il put se procurer, par hasard, un lot de 25 maillots violets avec les survêtements idoines (Voilà l’origine du violet au VCBS). Devant la nécessité d’écouler ce surcroît de maillots, on décida de recruter des amateurs pour étoffer les effectifs. Il devenait également nécessaire de s’identifier: VCBS -Vélo Club de la Banlieue Sud ****- parut être le sigle idéal et œcuménique à nos pères fondateurs (n’oublions pas que tout ceci se passait dans la région sud des Hauts-de-Seine). Les coureurs commencèrent à participer aux épreuves sur route organisées par la FSGT. Cette fédération proposait à ce moment deux options de compétition : L’une, fort ancienne dite "cycliste", rivale performante de la FFC, l’autre "cyclosportive" encore à ses tout premiers balbutiements (décembre 71). De leur coté les cyclotouristes adhérèrent à la FFCT (décembre 71 également) et commencèrent à participer aux Audax créés par les Italiens, aux rallyes et aux brevets.

Tout le monde a deviné que les premières réunions se tenaient chez Claude Laboulais, au café du boulevard Arago tenu par sa femme ; Par contre, les départs d’entraînements se faisaient devant son autre café d’Antony (angle des rues Meunier et Prosper Legouté). Les effectifs crurent rapidement et c’est un autre café, celui de Jacques MAZIERE,  rue de la Plaine à Clamart, qui abrita les réunions jusqu’en 1972. Par la suite, Michel DECARSIN (ah enfin quelqu’un qu’on connaît !) hérita du bébé et lui offrit un siège (au VCBS, pas au bébé !) chez lui à Vanves, rue Gabrielle d’Estrée. La même année le club, bien que né dans les Hauts-de-Seine, fut déclaré officiellement à la sous-préfecture de l’Essonne. Avant cette date, le VCBS était "sans papiers", mais non "SDF" ! Il n’en existait pas moins depuis 4 ans.

J. Mazières vendit son établissement et les réunions se tinrent dans un autre café (après on est devenu sérieux !) : celui situé en face de l’U.S. METRO à la Croix-de-Berny, jusqu’en 1974. C’était également le lieu de rendez-vous des sorties d’entraînement du dimanche matin.

Puis ce fut Jacques LEYSSARD qui nous offrit l’hospitalité pour nos réunions, dans un local situé au-dessus de son ancienne cordonnerie dans la grande rue de Longjumeau de septembre 74 à février 75, en attendant que les contacts pris par votre serviteur auprès de Mr Lopez de Rodas, conseiller de la municipalité précédente, aboutissent.

Le 17 février 1975 nous étions accueillis par la ville de Chilly-Mazarin, qui devenait notre siège social. Le maire, qui à ce moment-là était Monsieur Claude Erhart, nous demandait simplement de porter l’écusson frappé aux armes de la ville et nous conservions notre couleur fétiche : le violet. Dans l’urgence, Chilly nous offrait l’hospitalité, dans une très vieille bâtisse au 8 de la rue Ollivier-Beauregard, où les souris et les loirs régnaient en maître. Cette maison était située à l’emplacement de l’actuelle bibliothèque municipale. Très rapidement nous nous installions dans un nouveau local, auquel on accédait à l’aide d’une échelle de fer, situé dans les combles du bâtiment qui deviendra par la suite le cinéma Truffaut puis, à la construction de celui-ci, nous déménagions de nouveau pour occuper une vaste pièce dans les sous-sols de la HLM qui se trouve en face des laboratoires Découflé. En plus des subventions municipales, nous obtenions des subsides du Conseil Général et du Ministère de la Jeunesse et des Sports. C’était Byzance !

En dehors du quatuor à l’origine du club (Laboulais, Miché, Olivaux, Philippe), quels furent les tout premiers à "signer" au VCBS ? .En interrogeant la mémoire de quelques anciens on peut reconstituer une liste, qui sans être exhaustive, ne doit pas être très loin du compte.

- Jacques Mazières, on l’a vu, rendit de grands et nombreux services au club.

- Michel Decarsin, et son père, Emile, furent très actifs ; Michel fut le premier coureur à rapporter des victoires au VCBS. Il se lancera un peu plus tard dans une folle équipée en tentant le raid Chilly-Katmandou, en solitaire, qui se terminera malheureusement au fin fond de la Turquie, où il sera dépouillé, fort obligeamment, par le comité d’accueil local !

- Albert Tarisse, Jules Daubas, et Albert Dupin, transfuges du VC Clamart ou de l’ABC, copains de vieille date et formant un groupe très soudé de bons coureurs.

- Le "père" Lamour qui râlait si fort quand un des ses boyaux rendait l’âme sur un méchant silex, et encore plus fort si on avait eu l’impudence de l’entraîner sur un mauvais chemin.

- Mais surtout Jacques Leyssard, véritable homme lige, futur président, trésorier, reporter, correspondant de presse auprès du "Républicain", et qui accueillit les réunions du club pendant quelques temps dans une pièce située au-dessus de son magasin dans le centre de Longjumeau. La boutique de Jacques fut la première vitrine du VCBS quand les coupes commencèrent à affluer. Excellent rouleur...

- Son fils Philippe, qui a repris la cordonnerie et qui, du cyclisme est passé ignominieusement au football ; il lui sera cependant beaucoup pardonné car il est devenu depuis un excellent cordonnier et garde toujours l'œil de Chimène pour tout ce qui touche au vélo.

- Hervé Roger qui, après des études de musicologie très poussées à l’université de Paris, où il envisageait une carrière de concertiste, a émigré en Belgique où il est devenu en fin de compte instituteur. Fameux rouleur aussi celui- là !
- Odile Roger, la sœur d’Hervé, qui avec Reine Cazedepats, (que les ennuis de santé n’empêchaient pas d’appuyer vigoureusement sur les pédales), furent les premières féminines du club. Reine fut également à la tête des finances du club pendant un temps.

- René Huet qui s’est dévoué longtemps au bureau du club, caché derrière ses lunettes. Fiort, Lucien et Raymond Lyver, Jean-Jacques Kalfon, Chapelet, Aumaître, Bedel, Mariette, Mebarek.

- Jean-Pascal Brénault (chez les juniors) bonne locomotive pour les "gentlemen", Pierre Goyaud, Raymond Jardel, Yves Gesrel, Creste,

- Julien Monteil cuisinier à Athis-Mons et premier responsable de la section des jeunes, il sera un peu plus tard, avec Robert Morlet à l’origine de la création de l’école de vélo du club, Claude Pellerin, un autre "cuistot"

- José Vinciguerra, le "rouleur corse", qui pédalait sans "tchi-tchi", (pour les amateurs de Tino !).

- Guy Dallier un des premiers responsables de la section cyclosport, Paul Giorgetti, Weingartner, Parot, Coiffard, Moreno, Daniel et Joël Jourdan.

- Et parmi ceux qui roulent toujours : Jean Laroche, Leguen, coiffeur à Longjumeau, dont la boutique était en face du Monaco avant la reconstruction du centre ville. Nicolas Zacaria, encore vaillant sur les routes malgré ses 70 ans passés et que je rencontre toujours avec plaisir, sans oublier ses deux fils, Roberto et Vincent. Jean Yves Le Corre avec Gérard Martin (qui a été renversé par une voiture peu après le départ du dernier Chilly-Sancerre), responsables tous deux de la section cyclotouriste pendant longtemps.

A cette époque le VCBS participait rituellement à un rallye à Blonville, sur la côte normande. C’était une épreuve cyclotouriste originale, où les cyclosportifs aimaient bien s’engager, car après un copieux circuit en étoile, il y avait un " tourniquet " final, avec une bosse monstrueuse, à parcourir le plus grand nombre de fois pour cumuler le plus grand nombre de kilomètres. C’était l’épreuve fétiche du VCBS, avant que ne soit créé le Chilly-Sancerre.

- Pierre Deschanel, fin tacticien en course, et son copain François Forest (à la crinière précocement blanchie à cause du "mouron" qu’il se faisait aux départs des courses). Bichaud, Voisin, Carry, Bichaux, Parot, Josset, Moreno.

- Jacques Guilly, qui tenait la boutique "Mobicycle" à Longjumeau, avec son frère Michel, qui, lui, courait à Corbeil en FFC.

- André Goezu, artiste belge, peintre talentueux auteur de très belles lithographies et ancien prix de Rome, qui faisait du vélo presque uniquement pour y trouver l’inspiration, et qui après la sortie dominicale revenait l’après-midi sur les lieux qu’il avait repérés le matin pour y planter son chevalet.

- Jean-Claude Colombo, copain d’Hervé, qui poursuivait des études de vétérinaire et qui était une fameuse "pointure" à l’époque malgré le peu de temps qu’il pouvait consacrer à l’entraînement.

- Carry le CGTiste... dont Jacques Leyssard garde un excellent souvenir !

- " Les " Morlet : Robert, à l’inépuisable dévouement, créateur de l’école de cyclisme ; sa femme Irène, aussi à l’aise au guidon de son vélo qu’aux commandes de la comptabilité du club ; Jean-Pierre, hyper doué, au gabarit impressionnant à la Indurain, avec également un beau titre de champion de France ; Catherine, grande dévoreuse de sous-bois avec son mari Thierry Moissan, à l’origine tous deux du développement de la section VTT, et qui viennent de nous faire un joli couple de jumeaux. Futurs tandémistes ?

- Serge et Jean-Claude Bonnat - Serge aimait le vélo au point de monter et de financer un «Team Bonnat» avec des amateurs de haut niveau international - et leurs copains : Mohammed Driss-Descartes, coureur fin et racé, et «Pépino» Costantini, Italien plus vrai que nature, ancien maître-verrier à Venise-Murano.

- Charlie Invernizzi, très bon grimpeur, Lacombe, André Liévre, qui roule "azuréen" maintenant, Duchaussois, L.Josset, créateur un peu plus tard du club de Nozay, Jean Pasquinelli, Lebot.

- Robert Rousseaux, président au long cours, pierre angulaire du club durant de nombreuses années, sa femme Betty, (à l’origine du développement de la section féminine avec Irène Morlet), et leur fils Dominique.

En 1978, cataclysme au VCBS ! La section "amateurs" du club, forte d’une quinzaine de coureurs et emmenée par Jean-Claude Colombo décide de faire sécession et de passer en FFC. Tout en se trouvant très bien au sein du VCBS, ils ne sont pas satisfaits des prestations offertes par la section cycliste FSGT. Ils décident donc de créer un club indépendant qui aura pour nom le VCCM-Vélo club de Chilly-Mazarin- On se sépare bons amis, mais leur départ nous prive de deux membres du bureau : Liliane Renault et Jean- André Bacquet.

- Michel Guisseppone, sprinter maison, encore sur la brèche actuellement, et sa femme Anna, longtemps trésorière et "sergent fourrier" du club, responsable au bureau, toujours avec le sourire.

- "Les" Louvet : André le père et ses deux fils dont l’aîné, Daniel, rapportera le premier titre de champion de France tombé dans l’escarcelle du VCBS. Les deux frères tiennent un beau magasin de cycles à Savigny/Orge.

- Gilles Cosmes, couvé par Jean-Claude Colombo et Michel Decarsin, deviendra champion de France à son tour.

- Le clan des jeunes avec Ledastumer, Jean-Marc Lhostis, Gilles Cosmes, Philippe Leyssard.

- Pachot et ses deux frères, tous coureurs dans des clubs différents, Jean-Pierre Jubeault, René Brajon.

- Maurice Lebihan "le beau Momo", qui a émigré en Bretagne du sud, et qui continue de rouler sur les bords de l’Erdre ; Son fils Eric qui s’est fixé du côté de Toulouse, après avoir fait quelques ravages chez les Nantais.

- Claude  Richardot, l’avocat, qui, après une première participation à un "contre la montre" par équipe où il avait un peu souffert, nous avait sorti, outré : "Vous êtes cinglés de rouler comme ça !".

- Jean-Claude Prou, qui brillait aussi bien sur la route que sous les frondaisons des sous-bois en cyclo-cross, Simonin, Raymond Bedel, J et L Duval, Daniel Lejeune que je rencontre encore régulièrement à Longjumeau.

La section féminine va croître également et ses effectifs vont s’étoffer jusqu’à atteindre, bon an mal an, une dizaine de jeunes femmes. Dans cette section se succédèrent depuis les tout premiers débuts : Odile Roger, Reine Cazedepat, Nicole Chappelet, Lucienne Duval, Betty Rousseaux, Irène et Catherine Morlet, Charline Loury, Anna Guisseppone, Christiane Richardot, Evelyne Cordaro, Marie-Claude et Brigitte Lebot, Colette Bastard. Marion Bert, Sylvie Baffalie, Jacqueline Riou, Nicole Tumbarello, Marie-Thérèse Dauchez, Michèle Chantin, Michèle Durand, Liliane Capelle etc... Tout le monde regrette que nos féminines soient si peu nombreuses actuellement, voire totalement absentes en compétition.

Mais continuons d’égrener la liste de nos premiers cyclistes, en se limitant à la première décade de l’existence de notre club:

- Marcel Générali, le "Général Lee" comme disait son petit camarade Michel Guisseppone, et qui n’hésite pas à venir, aujourd'hui encore, du fin fond de sa campagne pour avoir le plaisir de "rouler VCBS".

- André Chesnot toujours redoutable dans les cotes, Yves Milzi qui avait l’art du petit mot sympa, Laeck, grand copain de Rousseaux.

- Emile Vayssette, responsable du matériel, et son frère, sans oublier le fils d’Emile, rouleur de classe.

- Patrick Robert, Michel Billet, Henri Durand, que j’ai "débauché" personnellement du rugby pour qu’il vienne "faire voir ce que les Toulousains savaient faire sur un vélo". Le VCBS lui doit un bon paquet de victoires.

- La jolie Evelyne Vezel, "la gazelle" qui deviendra Madame Jacques Cordaro.

- Jacques Cordaro, Karnaouckh, Michel Vassalo, Cruciani, tous quatre disparus, étaient de bons copains auxquels nous pensons toujours.

- Jean Bert, médecin anesthésiste et son fils Arnaud, (Jean terminera sa carrière cycliste à cause d’un chien dans le peloton lors d’une course que nous étions allés disputer tous les deux dans les environs de Saumur). Jacques Moeta (tennis-volée, tennis-vélo), Marcel Landes.

- Beaudau, Jacques Fleury, Pierre Loficial, Georges Lavezzi et son fils, champion de France en patinage de vitesse, Yves Milzi, Guy Farges, longtemps responsable des finances du club, René Huet sur qui on a pu compter pendent de nombreuses années pour s’occuper du club, Yvon Davi, Grangier, et Christian Delrieux, qui après quelques années entre parenthèses vient de signer de nouveau au club, avec bonheur.

- Et puis l’éphémère Pexoto qui s’aligna au départ d’une première course, se classa très honorablement, et ne revînt jamais plus.

- Gaston Legeay, longtemps doyen du club. Salut Gaston, on ne t’oublie pas ! René Silart.

- Jacques Grino (Paris-Brest-Paris, Paris-Cosnes-Paris, Bordeaux-Paris etc…) Jean-Yves Pensec et ses fils encore plus redoutables que leur père.

- Le groupe des "joyeux Saluces" : Bernard Languille - sponsor à vie de la course de Sault-les-Chartreux, avec Guy Farges, Alain Glatiny, Michel et Vincent Delcambre, Stéphane Lafitte.

- Et encore, Michel Briat et Tony Fornezzi, qui ne rechignaient pas à emprunter les pistes cyclables en hiver pour faire avec moi du "ski-roue" (ski de fond sur route) afin de préparer la saison cycliste.

A ce propos, le VCBS avait également réussi à monter une équipe de crossmen pour aller disputer le "Figaro", où nous nous classâmes honnêtement, plusieurs années de suite. Il y avait là : Michel Vassalo, Jean-Yves Pensec, Georges Lavezzi, Mauras, Alain Glatigny, Christian Delrieux, Maurice Lebihan, Joël Bouchard, Jacques Grino, Yvon Davi, Pierre Loficial, et Jacques Fleury. En dehors du "Figaro" nous participions pendant les 3 mois d'hiver aux cross en Ile-de-France, et nous n'y étions pas ridicules.

Dans tout ce petit monde, certains se relayèrent pour assurer la présidence du club. En voici la liste qui n’est pas très longue. On trouve successivement :
Claude Laboulais, fin 68 et de 69 à 70.
Michel Deccan, de 70 à 71.
Claude Laboulais, à nouveau de 71 à 72.
Michel Decarsin, une seconde fois également de 72 à 73 .
Jules Daubas, de 73 à 74.
Kik Bastard, de 74 à 75.
Jacques Leyssard, de 75 à 77.
Robert Rousseaux, de 77 à 94, soit dix-sept ans sans interruption (ça c’est un bail !).
Gérard Proux, élu en 94, jusqu'en 2003.
Christian Proponet de 2003 à 2008.
...et enfin notre bien-aimé président actuel, Thierry Fillion.

Il faut citer encore quelques noms de coureurs et de cyclotouristes :

- Bauron, Quintella, Legrand, M. Brégère, Max Bureau, Creste, Voisin, Philippe Lepetit, Pierre Contesse, et Randuineau chez les jeunes.

- Dominique et J Jourdan, Jean Duval et sa femme, très active dans la section féminine, et leur fils Ludovic ;

- Lener, Moreno, Pasquinelli, Lepetit, Barberousse, Avril, Leroy, Bardier, Beugnet, Jago, Beaufils, Lebot, Aumaître, Letur, Mauras, Goyaud, Legrand, Parot, Vairon, Ferrer, Francés, Bichaux, etc..., etc…

A voir défiler la liste de tout ces vaillants cyclistes des origines et des dix à douze premières années du club, je suis sûr que les images se bousculeront dans la mémoire de ceux qui les ont connus et appréciés, et que certains noms évoqueront la chaude amitié cimentée dans l’effort, de bons copains aujourd’hui dispersés ou perdus de vue.

Mais il faut bien à un moment interrompre cette liste en se limitant à ceux qui participèrent de 68 à 80 aux toutes premières années de la vie de notre club - que ceux qui ne sont pas cités veuillent bien m’excuser - et que les nouveaux n’oublient pas que l’on ne parle ici que des anciens.

Cette dernière remarque ne valant pas naturellement pour nos charmantes compagnes cyclistes, qui sont vouées par la grâce d’un coup de baguette (rayon) magique, à la jeunesse éternelle.

Et tout ceci n’est que le début du conte.....

Kik BASTARD

Chilly-Mazarin,
juin 2000

* Charles Frédérique Chrétien Louis Drais baron de Sauerbronn est né et mort à Karlruhe, où les Allemands  parlent toujours  de « laufmaschine » - machine à courir - pour ce que nous appelons draisienne.

** Certains ouvrages font mention de l’invention en 1790 d’un célérifère par Mr de Sivrac (ou Sievrac), simple poutre dotée de deux roues en ligne, mue par la poussée alternative des pieds sur le sol et dépourvue de direction. Des gravures de muscadins, d’incroyables et merveilleuses sur leur «cheval de bois», semblent renforcer cette hypothèse, mais aucune preuve historique n’est là pour l’étayer.

*** Pour ceux que l’histoire du cycle intéresse, je recommande chaudement la visite du fabuleux musée de St Mammès près de Moret-sur-Loing, où l’on voit que les grandes options mécaniques étaient en gestation dans le chaudron d’idées que fut le XIXème siècle, et dont la technologie du XXème siècle a permis  le développement.

**** Et non pas : «Vieilles Casseroles Bourrées de Saletés», comme disait Philippe Leyssard à 12 ans et demi !

«Votre Canard Bavard mais Sérieux» est en effet beaucoup plus approprié.

Vélo, gentil cheval à la rapide allure
Aux fins jarrets d’acier, à la fine encolure,
Je t’aime, ô mon vélo, qui va comme l’éclair !
Souvent, las de travail, je t’enfourche et fends l’air,
Et je fuis les maisons, les bourgeois et la ville.
Je t’aime ô bicyclette, à ma main si docile
Qui, sans te fatiguer, vas aux plus hauts sommets
Et n’est jamais rétive et ne bronche jamais !
Travaux, soucis, désirs, monté sur toi j’oublie
Tout cela, que l’oubli soit sagesse ou folie ;
Les ennuis, et le spleen qui s’attache à mes pas
Quand j’erre par les champs ne me poursuivent pas
Quand je monte en selle et que sur tes pédales
Mon pied vole, et que, loin de la ville aux toits sales,
Je vois se dérouler les fleuves et les monts,
Et que je bois  de l’air enfin à pleins poumons

POEDALUS

(Poèmes vélocipédiques) Rouen 1891"


Article modifié et mis-à-jour le 11/11/2010 (JLT)